1980-1990: D ébut de vie commune entre Monsieur L. et Madame D. de WAREMME (Belgique) et naissance des enfants Pascal et Sylvie.
1999/9:Initiative de séparation de la part du père et demande de garde alternée -en accord avec les enfants-.
1999/10: La mère implique les enfants dans le conflit lié à la séparation.
1999/12: La mère fait obstacle aux rencontres père-enfants et empêche le père de parler à ses enfants au tél.
Elle fait organiser des entretiens psychologiques avec les enfants, dont certains se tiennent en sa présence exclusive (le psychiatre n'invite pas le père à y participer).
Ces entretiens abordent la perception des enfants devant la séparation, en présence exclusive de la mère.
2000/2: Les enfants informent le père qu'ils ont décidé -dans le cabinet du psychiatre- de ne plus le voir.
2000/9: Le père doit attendre ...7 longs mois (sans avoir vu ses enfants) pour enfin obtenir une première audience au tribunal de la jeunesse
La mère y présente un rapport d'expertise psychologique des enfants signé ...par son psychiatre personnel (!).
2000/11: 10 mois que le père n'a plus vu ses enfants...
Audience finale et
DECISION DE LA JUSTICE D' OCTROYER AU PERE LE DROIT DE VISITE ET D'HEBERGEMENT
MAIS ...SANS FIXER LES JOURS ET HEURES DE VISITE !!!
...Avec pour argument que les enfants du 12 et 16 ans ont exprime le souhait de ne pas voir leur père
2000/12: Le père fait appel à cette décision qu'il considère comme un DROIT ILLUSOIRE , ne lui permettant pas de faire valoir, faire respecter ce droit, ni d'essayer de réentamer un dialogue avec ses enfants.
2001/2: Le père renoue le contact avec son fils, mais celui-ci tient à ce que cela soit en cachette de sa mère et de sa soeur.
2001/4 : La mère ne se présente pas à la Cour d'Appel: audience reportée.
2001/6 : Nouvelle audience devant la Cour: audience reportée.
La mère dépose à nouveau le rapport unilatéral d'expertise des enfants, de son psychiatre personnel et de la psychologue collaboratrice du psychiatre.
Le père dépose un texte sur l' "aliénation parentale" et demande la désignation d'un expert judiciaire psychologue.
2001/5: 18 mois que le père n'a plus vu ses enfants...
Accord du juge d'appel qui donne à l'expert un délai de 8 mois pour évaluer la situation ainsi que tenter une médiation pour la fille (car le fils est entretemps devenu majeur).
2001/9 L'expert judiciaire psychologue voit séparément l'enfant, le père et la mère
La fille reconnaît devant l'expert avoir eu une belle enfance avec son papa mais explique être en désaccord sur les relations conjugales conflictuelles entre son père et sa mère et vouloir soutenir sa mère.
2002/1: La mère informe l'expert qu'elle (et "sa" fille!) refusent de continuer les contacts avec l'expert; la mission de médiation a donc échoué, mais le rapport d'expertise se finalise
2002/2: L'expert établit son rapport pour le Juge.
Un an et demi après la décision de la Juge de 1ère instance de ne pas donner les moyens au père de revoir sa fille, l'EXPERT judiciaire psychologue CONCLUT par un DESAVEU cinglant DE LA DECISION DU JUGE DE LA JEUNESSE de 1ère instance et de la nécessité, dans l'intérêt supérieur de la fille, de recréer au plus vite les contacts et la relation père-fille,
parce que des indices de déséquilibre psychologique apparaissent chez l'adolescente, prise inconsciemment en tenaille dans une relation fusionnelle (de "collage") et d'extrême dépendance mère-fille, préjudiciables pour son avenir...
Et l'expert psychologue conclut qu'à défaut de reprise de contacts père-fille, la GARDE doit alors être d'urgence TRANSFEREE AU PERE !
2002/6: la Justice n'avait pu fixer une audience que pour fin octobre, soit près de 3 ans depuis le début de procédure...
Les conclusions et plaidoiries de la mère et de son avocat apparaissent comme le reflet flagrant du délire pathologique d'un SAP puissant (aliénation parentale de type grave), l'avocat tentant par tous moyens d'essayer de discréditer le père (au point qu'il vaut de se poser la question suivante: la déontologie de l'avocat lui permet-elle d'être lui-même complice et porteur du SAP, compromettant ainsi l'enfant concerné, telle est la question que posait dernièrement un expert judiciaire, dénonçant ainsi la pratique de certains avocats qui se comportent comme de pitoyables apprentis "tueurs à gages" du parent non-gardien, et ce totalement contre l'intérêt supérieur de l'enfant et contre son droit et son besoin aux relations interpersonnelles), confondant tellement conjugalité et parentalité que le Juge est intervenu pour dénoncer pareille telle dérive.
l'avocat de la mère plaide alors pour une ...manipulation de l'expert par le père !
Comment peut psychologiquement évoluer un enfant dans un tel univers ? tel est le drame, la question essentielle qui se pose... la prochaine audience portera sur l'entretien de l'adolescente...
2002/9: Audition de l'adolescente, communiquée ensuite aux parents et qui illustre dramatiquement la pathologie sournoise de l'AP, plus de sentiment de tension morale, de culpabilité face à l'incohérence et l'injustice de sa position: il n'y a même plus conflit intérieur de loyauté, il y a adhésion et même mimétisme sur le parent gardien, avec comme conséquence le rejet total et sans nuance de l'autre, afin -inconsciemment bien sûr- d'obtenir d'abord et de garder ensuite l'amour du premier, car sans cette implication et ce soutien unilatéral le jeune eût été banni et rejeté par le parent gardien; il n'a donc pu (inconsciemment) prendre et supporter ce risque ...pour sa propre survie dans sa situation de co-habitation avec le parent gardien:
le jeune est alors enfermé dans ce piège affectif, "collé" qu'il est au parent gardien, n'existant plus qu'à travers lui, en perdant ainsi autonomie et discernement, contrairement à l'attitude (non pathologique et saine) du jeune qui serait déchiré ou tourmenté par le conflit de loyauté vis-à-vis de ses deux parents.
2003/2: audience de confrontation mère et expert et lecture de l'audition de la jeune fille à l'expert
L'expert réfute point par point les griefs formulés par la mère et son avocat et maintient ses conclusions, càd. que l'intérêt supérieur de la jeune fille est de renouer les contacts avec son père, sinon la garde au père.
Et, nouvel élément de cette affaire: décision est aussi prise d'introduire dans les débats un nouvel acteur, supplémentaire: un avocat pour la jeune fille, chargé de la représenter (en audience), aux côtés des avocats des parents: la question étant de savoir si celui-ci devra suivre la position exprimée par la jeune fille ou son intérêt supérieur (car les deux sont en opposition, selon l'expert judiciaire)?
la question est fondamentale...: la réponse sera... le 1er cas de figure et donc non l'intérêt supérieur de l'enfant !
2003/5: L'avocate de la jeune fille est désignée et prend connaissance du dossier
2003/6: Echec scolaire de la fille, qui ne peut plus continuer ses études d'enseignement général par manque de résultats (elle doublait et devrait donc tripler)
Le père n'a donc plus revu sa fille depuis presque 4 ans, en attente que la Justice (d'appel) ait les moyens et donc le temps de finir d'établir l'analyse et les solutions à cette maltraitance psychologique qu'est l'aliénation parentale et de corriger la faute professionnelle de la 1ère juge
2003/10: le juge décide de suivre l'avis de l'expert et de faire entamer une dernière voie amiable, une médiation .
2003/12: Le médiateur est désigné et commence par un entretien avec chacun.
2004/2: Le médiateur organise un contact par acteur et un premier contact fille-père et remet un rapport pour la prochaine audience devant le juge de la jeunesse; à la surprise générale, ce rapport remet en question l'analyse de fond de l'expertise psychologique; la médiation a pris une allure de contre-expertise; le père interpelle le juge et interroge la commission de déontologie sur la crédibilité du travail presté: le dossier et tous les espoirs pourraient ainsi être anéantis.
Le père apprend que le médiateur désigné est fortement critiqué dans le secteur par ses pairs et aussi tant par des juristes, des magistrats que par des professionnels cliniciens et qu'il est encore en poste pour des motifs externes à des critères de compétences mais malheureusement de nature politique; une prudence et de la vigilance s'imposent donc pour la suite de cette affaire
Audience en justice: la remise en cause de l'expertise par le médiateur entraîne un désaccord déontologique et de fond de la part du père, qui constate que la mère et la fille s'engouffrent dans cette surprenante position du médiateur, devenu contre-expert, pour s'auto-justifier de la volonté de rupture: les 3 ans de procédures sont ainsi menacés et risquent de se clôturer par une fin de non-recevoir de la part de la jeune fille, se réfugiant alors dans les termes du rapport du médiateur: la médiation s'étant transformée alors en une opération de séduction parent aliénant-médiateur, en une sorte de "folie à deux", couple pathologique réactivant l'aliénation et pouvant valider la position de la jeune fille de ne plus revoir ce père (les spécialistes thérapeutes appellent un tel scénario une "folie à trois" après que le médiateur ait relancé lui-même le foyer de l'aliénation, que le juge essayait au contraire de déverrouiller)
La crise est grave, la position du médiateur pouvant être fatale à l'espoir attendu par la Cour et servir de caution idéale à la mère et à la jeune fille de rester sur leur position : tant que la jeune fille ressent que cela ferait de la peine à sa mère qu'elle réouvre sa porte au père, cela inhibera toute initiative éventuelle de réouverture chez la jeune fille
La tâche du juge devient plus difficile encore alors que l'intérêt de la jeune fille reste de restaurer sa relation avec son père
2004/3: Le père est obligé d'introduire une plainte devant le tribunal contre le médiateur pour maltraitance d'enfant et non-assistance à personne (mineure) en danger, sur base de ce rapport qui met en cause d'une façon irrégulière et non déontologique l'expertise psychologique judiciaire et a pour conséquence d'enfermer la mineure dans le piège affectif qu'avait mis en évidence la psychologue judiciaire et qui la rend victime d'une maltraitance psychologique manifeste mise au jour par l'expertise.
Audience en justice: de nouveau à la surprise générale, l'ancien médiateur, qui s'était désisté, communique à la Cour un rapport faussement appelé de médiation (alors qu'il n'est plus médiateur) qui tente en fait d'instrumentaliser la mineure et la mère comme "pièces à conviction" pour en fait commencer à préparer sa défense devant les instances déontologiques et judiciaires devant lesquelles il va devoir répondre.
Après cet incident périphérique, le juge tente de trouver une solution raisonnable dans l'interêt de l'adolescente et annonce sa décision dans un jugement prochain.
Le problème étant que la position maladroite de l'ancien médiateur, pris dans un relation de complicité avec la mère (que mettent en évidence les psychologues habitués aux médiations manquées dans ce type de situations), s'est posée à présent telle une lame sur la gorge de la mineure, cherchant à la séduire en lui laissant le choix, càd. le pouvoir de tuer elle-même la seule chance de reprise de contacts avec son père dont le Juge et l'expert judicaire psychologue avaient pourtant estimé qu'elle avait tant besoin.
Ainsi l'attitude du médiateur revêt un caractère démagogique, celle d'une démarche de séduction basée sur le soutien du désir exprimé par la jeune au détriment de son intérêt supérieur.
La Justice va-t-elle trouver une solution à cette situation en voie de solution il y a 3 mois et soudainement redevenue dramatique suite à l'intervention d'un médiateur s'étant transformé en contre-expert: la crise est grave et le Juge réfléchit aux solutions légales encore imaginables, y compris celle d'une injonction positive pour l'enfant mais malheureusement assortie d'astreintes afin de garantir une issue positive après cette médiation complètement ratée.
2004/4: le jugement tombe !
Devant départager la position de l'expert judiciaire psychologue et celle du médiateur, le Juge décide en final de (continuer de) suivre l'avis de l'expert en désignant un psychologue chargé de récréer un dialogue père-fille afin de reconstruire une relation positive et durable.
Ce jugement est un désaveu clair de la position du médiateur, ce qui démontre combien des erreurs et fautes, des obstacles et embûches sont possibles sur le chemin d'un enfant privé (et qui se prive lui-même) d'un parent, qui lui se retrouve injustement exclu: il n'est pas toujours facile de trouver des professionnels qui sont expérimentés pour faire face à de tels drames qui peuvent priver un enfant d'un de ses deux parents.
Ainsi une erreur, une faute professionnelles peuvent anéantir des années de tentatives de reconstruction.
Les erreurs d'appréciation et fautes professionnelles d'un premier juge et d'un médiateur ont eu des incidences dramatiques pour la vie de cette enfant de 12 ans au moment de la séparation de ses parents; le juge d'appel et un psychologue ont pu diagnostiquer ces erreurs et les stigmatiser mais cela aura coûté 4 ans de procédures longues et pénibles, qui jamais ne pourront s'effacer ni se rattraper entre la fille et son père, nin entre le fils devenu majeur et son père (même si une relation parallèle clandestine et cachée à la mère et la soeur a pu exister pendant deux ans et demi).
Souvent ce ne sont que plusieurs années plus tard, voire plusieurs dizaines d'années plus tard, que l'enfant une fois adulte se rend compte du gachis d'une telle situation et des problèmes que peut poser un conflit de loyauté, prise de conscience aboutissant alors à des drames et une amertume irréversible (avec un parent perdu pendant des années qui jamais ne peuvent se refaire, voire un parent mort entretemps).
A présent si l'expérience des problèmes de jeunesse et des relations familiales conflictuelles chez certains professionnels aura permis d'identifier la meilleure solution pour un enfant ou un adolescent, force est malheureusement de constater qu'il aura fallu attendre 4 ans pour que la Justice rende un avis définitif, 4 ans qu'a perdus totalement l'enfant devenu adolescent avec son père, 4 ans qui n'ont que renforcé le problème, approfondi le drame d'une telle situation.
Après 4 ans, un succès est-il possible dans l'application d'un tel jugement ? à quel prix ? en cas d'échec, il faudrait alors relancer une procédure plus contraignante ...
Cette histoire (toujours en cours!) révèle combien il est nécessaire de réformer les dispositifs judiciaires et autres afin de respecter les enfants et les aider plus efficacement dans des situations douloureuses…
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