Témoignage de Pauline, une maman dÉsespÉrÉe …,

 

J'ai demandé suite à de nombreuses violences conjugales, le divorce, j'ai quitté mon mari en juillet 2006. Par arrangement que je croyais bon pour les enfants, mon mari et moi avions mis en place une garde alternée pour les mois d'été dernier avec maintien au domicile conjugal des enfants, aux parents de déménager. Mais mon mari intervenait tout le temps. Il ne s est jamais soucié de l'éducation des enfants sauf pour en tirer un profit de fierté et d'égo par rapport aux résultats scolaires ou sportif de nos deux enfants

Mon mari a utilisé le processus déstabilisant et à décider de manipuler mon fils ainé, qu'il maltraité verbalement et physiquement (corrections) depuis ses 7 ans, afin d'en faire un allié de premier plan, connaissant les liens étroits fils/mère. Il a 12 ans actuellement. Pendant cette période d été mon fils avait des contacts téléphoniques avec son père plusieurs fois par jour, pour tout et pour rien. Je n'ai pas pris garde au début, mais mon fils a changé au fur et à mesure des jours. Jusqu'au 13 août où mon fils était avec moi, son père, par téléphone, lui a "raconté" qu il allait se suicider et lui a expliqué la mise en scène. Déjà, que mon fils, me reprochait d avoir "cassé" la famille, à partir de cette date, mon fils s'est mis du coté de son père, me disant que j'allais "faire mourir son père". Mon mari a de gros problèmes de violence, double personnalité, pervers... est souvent en déprime.

Mon fils me tenait des propos odieux, m'insultait, avait un langage scandaleux (voire pornographique), jamais il ne m'avait parlé comme ça. Il disait que je tenais ces propos et qu'il les avaient entendus de ma bouche, mon mari lui les soufflait et il pensait que c était moi qui parlait.

Je devenais "folle",ne comprenant pas le problème, je me trouvais au centre d' une démolition totale de l'image du parent. Mon mari se disait ma victime, en inversant les "rôles", j'ai du porter plainte à plusieurs reprises contre lui, il a même été condamné pour violences conjugales. Je ne pouvais plus vivre pour moi, mais j'étais à sa merci, tout le monde souffrait de cette situation invivable, j'avais honte, mon mari m'insultait en "public", rien n était jamais bien, d'ailleur mon fils n'aimait pas que son père me parle comme ça, et essayait de me consoler lorsque son père agissait comme ça. Mais qd j'ai demandé le divorce j'étais la "vilaine" pour les deux : le père et le fils.

J'avais l'impression que mon mari "rentrait" dans l'esprit de mon fils et lui "passait sa haine, son mal-être, deux diables ensemble". Mon fils était le double de mon mari. Ils ne cessaient de me téléphoner nuit et jour sur mon portable, de mes parents (où je logeais), au bureau... pour m'insulter, me parler, me demander de revenir vivre avec eux, m'intimidait , m'espionnait, pour consoler le petit frère, pour savoir comment fonctionner tel ou tel appareil, tout était bon pour m'appeler et les appels finissait par des insultes... Je n'en revenais pas du changement de mon fils. Un vrai tyran, le diable en duo...

Jusqu'au jour où mon fils à refuser de rester avec moi, son petit frère venait avec moi, mais lui restait avec son père. Au début j'ai cru qu'il reviendrai vers moi, mais bien au contraire, il agissait comme son père et se trouvait dans la folle spirale du dénigrement, du mensonge, de la violence, des insultes...

J'ai saisi le JAF pour "enfants en danger", mais mon mari lors de l'audience a dit avec l'aide d'une lettre écrite par mon fils, que j'était le parent violent... je n'en revenais pas.

J'ai perdu les enfants, ils sont allés vivre avec leur père d'octobre à mars au domicile conjugal (que j'ai dû quitter en 2h de temps). J'ai dû demander une analyse psychiatrique de la famille pour éclaircir la personnalité de mon mari, et l'état dépressif de mon fils ainé, et des souffrances de mon second fils.

Là, il a été démontré la dangereuse loyauté de mon fils ainé envers son père, la violence et les propos incohérents que mon fils m'adressaient, calqués exactement sur ceux de son père : des histoires identiques, les mm mots... mais ce n'est qu'un enfant de 12 ans et ça dépassait le cadre de l'enfant et les propos "inadaptés" tenus du père vers la mère devant les enfants, la violence du mari, avec détection de la maladie : paranaïa et pb de dble personnalité avec perversité...

J'ai eu la garde des enfants, après un deuxième jugement et l'analyse de l'expert par le JAF, mais mon fils aîné reste sous l'emprise de mon mari, celui-ci l'appelle régulièrement sur son portable (acheté par le père) même à l'école, il intervient sur le lieu des loisirs... et le mets sous pression continuellement.

Dans le dossier rendu par l'expert psychiatre, pourtant il a été dicté que le père devait ne plus avoir de contact avec ses fils... et que l'ainé devait se retrouver avec l'aide d'un psychiatre pour apaiser cette souffrance et retrouver son équilibre.

Evidemment mon mari fait tout pour tenir son fils dans la spirale de la destruction de la mère. Mon mari a refait sa vie pourtant 2 mois après notre séparation, et vit avec sa nouvelle compagne depuis le début, donc on peut s'imaginer qu'il est apaisé sentimentalement. J'ai beaucoup de mal à remettre mon fils dans un milieu d'enfant.

Mon mari en plus refuse de remettre aux enfants les vélos, les vêtements ... et leur dit que si ça part de chez lui (je lui ai laissé le domicile au 2ème jugement), ça ne reviendra plus et je vais les garder pour moi !!. Mais les enfants vivent chez moi. Les privant ainsi des jeux, des vélos, des vêtements qu'il aime (et que je ne peux pas racheter n'ayant plus les moyens financiers)...

J'ai demandé un droit de visite du vendredi au dimanche, la JAF a accordé juste le minimun (vu les dires de l'expert) du samedi 14h au dimanche 19h. Mon mari a dit aux enfants que c'était à cause de moi, qu'il ne les voyait plus.... que lui voudrait les avoir une semaine sur deux, et que je ne voulais pas et que j'avais menti au JAF... Que la décision avait été "ordonnée" suivant mes souhaits (comme si un JAF pouvait faire ça), et refuse les réels motifs : sa maladie et l'aliénation parentale et le fait qu'il n'est pas capable de s'en occuper seul, sa mère étant là pour élever les enfants malgré la nouvelle compagne (et l'instabilité de la famille qu'il avait créé : père, belle-mère et g-mère) et aussi les plaintes de violences et les peurs de mon second fils du père). Il refuse de voir la situation réelle et rejette les fautes (la décision) sur moi.

Quand ils reviennent chez moi, ils sont très contents mais ils sont remplis de principes et d'une mauvaise image de moi, j'ai qq heures de difficultés à remettre tout le monde dans le respect et les règles (ils font tout et n'importe quoi chez leur père).

L'ainé vient de commencer une thérapie, mais je n'arrive pas à le raisonner. Qu'il pense par lui, pour lui et qu'il arrete d'emprunter les propos de son père et qu'il arrete de le défendre lorsqu'il ne respecte pas les règles ( aucun règlement, ordonnance du JAF, des médecins...), je leur explique aussi que papa par la privation ou le refus de nous donner qq affaires de la maison (il a tout gardé: mobilier, vaisselle, vetement, jeux...) n'arrange rien et c fait expres pour nous embêter.... jusqu'à refuser de me payer les pensions (affaire cz l'huissier)... il refuse de vendre les biens, et nous laisse ds un logement social trop petit avec des meubles d'emprunt...

Ils sont mis au courant (à la vision du père et à son avantage...) de tous les détails du jugement, de la situation financière, des déclarations des uns et des autres. Dois-je rentrer dans les détails puisque mon mari les mets dans l'information de tous les jugements, les questions financières, ils connaissent mieux la situation que moi... L'ainé a pu lire le jugement sans aucune explication réaliste et n'ayant pas eu le rapport psy... et l'a interprété à la manière donc le père le voulait, en oubliant certaines données nuisant à l'image du papa.

Franchement j'aimerai quelques q conseils que dois je faire pour mes enfants ? Comment dois-je réagir avec mon mari (ex). Quelle politique adaptée devant les propos de mon fils ainé et sa violence parfois envers moi et son refus de m'obéir par moment, que dois-je faire lorsqu'il a des contats avec son père, dois je les accepter ou au contraire interdire, dois-je contre-attaquer les fausses informations données par le père... Comment réagir par les privations de remettre les affaires des enfants, ensuite il me dit de tout racheter, chose pas possible... Je me trouve seule devant ses "conflits" dus à mon ex-mari.

 

Cordialement

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