témoignage de Mathilde juin 2005

Date:    Jeu 2 juin 2005  02:44
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Je viens de découvrir le nom de ce que mes enfants ont vécu depuis 10 ans !

Heureusement, ils ne sont tombés dans ce piège qu'à partir de 13 ans pour le plus jeune, l'année du  bac pour l'aîné. J'ai pu garder un contact avec eux durant toutes ces années (se résumant  parfois à 1/2 journée deux fois par an).

L'aîné est suivi depuis plusieurs années par un psychiatre, il m'a décrit il y a quelques jours ce sur quoi il butait (il avait décidé de m'appeler pour la fête des mères). Il dit ne pas arriver à sortir de la vision en noir et blanc de moi, ainsi que d'autres relations, et ne pas comprendre maintenant (il a 28 ans, un travail, une petite amie charmante) pourquoi il m'a rejetée aussi massivement; Il continue à chercher dans des propos insignifiant et très ancien un "traumatisme" que je lui aurais infligé et qui expliquerait son rejet... Il m'a dit à la fin de la conversation qu'IL M'AIMAIT

Je me demande si son psychiatre a identifié le trouble, comment je peux l'aider. Je lui ai donné le nom "aliénation parentale", lui ai dit qu'il y avait un site qui décrivait précisément tous ses troubles, il m'a dit ne pas vouloir aborder le problème par son angle théorique et poursuivre le dialogue.

Il est ingénieur, très cultivé, sportif, je suis pour ma part médecin.

Mon autre fils a maintenant 23 ans, il est en 4° année de médecine (et étudie en ce moment son certificat de psychiatrie!).  Il est revenu passer quelques jours chez moi il y a 2 ans quand il s'est installé avec sa copine et a quitté le domicile de son père. Mais il a depuis un comportement très perturbé, dit "qu'il ne me supporte pas", sans en donner  de raison, et provoque toujours une scène quand il doit me voir ('rarement mais c'est mieux que pendant son adolescence). Il a dû refuser que je lui donne une pension alimentaire, arguant que son père (médecin du travail) qui lui donnait 300 euros, et  estimait que ça devait lui suffire (mon fils doit donc travailler en plus de ses études) et le menaçait de lui couper les vivres s'il acceptait ma pension (il ne veut pas l'ajouter à ses revenus...). Je lui paie donc son permis de conduire, ses loisirs, sports d'hiver, ses vêtements.

Quelle attitude adopter ? Comment sortir enfin de ce cauchemar ?
Je sais que j'ai beaucoup de chance d'avoir pu conserver ce contact ténu qui peut maintenant servir de vecteur pour faire revivre les choses. C'est quand leur père s'est remarié qu'il a mis en route le processus de lavage de cerveau. Auparavant il a exercé sur moi seule ce qu'on appelle un harcèlement moral, la haine est passée par les enfants quand il m'a sentie hors de son emprise et qu'il s'est remarié.

Merci pour l'aide que vous pourrez nous apporter, à eux surtout. Le SAP n'est pas assez connu, il devrait être enseigné en médecine, aux psychiatres, on est totalement impuissant si on ne le dépiste pas très tôt.

Très cordialement. Mathilde.

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