(Olga 03/03/05 à 18h55) Aujourd’hui 35 % des mariages se terminent par un divorce (INED, juin 2003) et une union sur deux dans les grandes villes ! Conséquence : 3,8 millions d’enfants vivent dans une famille monoparentale ou recomposée. Un enfant sur 4 vit avec un seul de ses parents. Dans 1 cas sur 10 il est élevé au sein d’une famille recomposée. Au total, 3 enfants sur 10 ne connaissent pas une "famille traditionnelle".
Mais beaucoup de parents sont incapables de gérer l'après séparation en protégeant les enfants du conflit conjugal, et ils vont leur refuser le droit fondamental d’avoir leurs deux parents. Par haine, vengeance, calcul ou perversité narcissique, ils vont tout faire pour soustraire l’enfant à l'autre parent, et empêcher l’ex-conjoint d'exercer ses devoirs et ses droits en matière d’autorité parentale.
Le détournement parental d’un enfant peut avoir lieu :
La confiscation d’un enfant par un parent s’appuie sur son détournement psychique, formalisé par la rupture du lien affectif entre l’enfant et son autre parent, qu’il est conduit à rejeter. Instrumentalisé dans cette guerre de la rupture, il devient un enfant-soldat, à qui il incombe de détruire l’image du parent qu’il doit rejeter, au prix de fausses accusations de maltraitance ou d’abus sexuels, pour conserver l’amour du parent qui le maintient sous son emprise. Ces situations, extrêmement douloureuses et traumatiques pour le parent « rejeté » et pour toute sa famille, sont reconnues par tous les professionnels de l’enfance, comme hautement pathogènes pour l’enfant qui va devoir se construire dans l’illusion, le déni et le mensonge, privé de son parent, auparavant aimé et toujours aimant.
Le parent « ravisseur » développe un comportement vindicatif et violent, qui peut devenir très rapidement pathologique, voire dangereux, avec des discours délirants et paranoïaques. La confiscation de l'enfant ne se limite pas au seul parent: il s’étend à la famille élargie et aux proches de l’ex-conjoint.
Cette parole abusée des enfants-otages du divorce est bien connue des brigades des mineurs, qui savent faire la différence entre le récit de vraies souffrances, dues à des maltraitances le plus souvent infligées par les propres parents, et les dossiers de séparations ou divorces conflictuels, pour lesquels les allégations d’abus sexuels ou de maltraitance s’avèrent fausses dans 70% des cas.
Continuer à nier ce problème de l’abus de la parole des enfants lors des séparations parentales conflictuelles c’est vouloir persister dans une ignorance, une idéologie ou une incompétence qui fera de nos enfants des double victimes: de l’aliénation parentale d’un adulte fragile et défaillant, et de l’aliénation sociale d’institutions et professionnels hostiles à la réflexion et au changement.
Pour en savoir plus :
Dr.Wilfrid von Boch-Galhau. Le PAS : Impacts de la séparation et du divorce sur les enfants et sur leur vie d’adulte. Synapse, Journal de Psychiatrie et Système nerveux central, sept. 2002.
H. van Gijseghem. L'aliénation parentale. Revue d’Action Juridique et Sociale, sept. 2004.
Mireille LASBATS. Etude du syndrome d’aliénation parentale à partir d’une expertise civile. Dalloz Actualités Juridiques Familles, novembre 2004
Jacques TRÉMINTIN. L’aliénation parentale. Lien Social n°739 du 3 février 2005’
http://forum.france5.fr/ripostes/fil.cfm?idfil=105632&idmessage=347301&expand=no#346885
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