Je m'appelle Jacques
J’ai 53 ans, mon fils Ianis est né le 3 janvier 1997 à 9h13. Je pense qu'il n'est pas encore opportun d'employer les vrais noms devant un témoignage publié. Cela risquerait d'entraîner une fuite encore plus grande, si cela est vraiment possible. Nous sommes quelque part des otages, devra-t-on un jour prendre le risque quel qu'il soit, ce qui nous permettrait peut être d'avancer plus rapidement, la question est posée. Si nous enlevons la pellicule d'un appareil photo en plein jour, le film a de grande chance d'être tout noir à moins que ce soit un polaroïd, qui peut le savoir ? Bien à vous et merci encore pour tout le dossier. Nous allons progresser, et bien sur ensemble et uniquement ensemble. Témoignage version longue :
La fête des pères ? Mon fils à 7 ans cela devrait entre une joie ? Nous ne nous sommes pas vu depuis 3 ans, AUCUNES nouvelles RIEN. DISPARU. Il est né de désir, d'amour véritable. Son tout premier regard restera gravé a jamais, c'est le plus beau jour de ma vie.
Après 4 ans dont beaucoup de tendresse et complicité a trois c'est la séparation, c'est courant de nos jours. Devant l'extrême difficulté de partager l'évolution de mon fils, j'en appelle à la justice ( deux fois au téléphone, il me dira " ah tu es à M.., moi aussi on va se voir" et "je t'aime beaucoup, je veux te voir beaucoup", réponse de la mère : "arrête de le manipuler, moi j'ai décidé de le laisser libre, il ne veut pas te voir - tu es malade." ).
Réponse avec l'aide de son nouveau compagnon, papa d'un enfant de 10 ans placé en famille d'accueil : mon père est moi sommes accusé d'inceste. Lavé par la justice après 6 mois d'enquête, sans jamais n'avoir été ni convoqué ni entendu et bien sûr sans aucun contact avec mon fils. La mère, avant même le délibéré, fait sa justice elle même, par la fuite devant ses responsabilité, avec l'enfant sous le bras bien sûr, pensant le sourire je présume ( notre enfant était déjà parti au Etats-Unis avec la grand mère maternelle entre la venue d'une enquêtrice sociale et la fin de la rédaction de cette enquête. Dans celle-ci déclare à propos de la mère:
" elle va attendre la décision de justice et... s'opposera à ton contact père fils puis retournera a l'étranger comme précédemment pour son travail". Ce qui est tout a fait faux pour le travail à l'étranger, au moins pendant les 8 dernières années de vie communes)
Depuis : 4 juges, 1 h chacun de moyenne (comprenant dossier, plus audience, plus délibéré ) dont 6 minutes d'audiences ou je peux prononcer trois phrases au mieux ( " d'accord mais soyez bref " dixit un juge ) donc 4 h en trois ans ces 4 h pourrait être en 8 j, aucun problème technique pour cela. Une fois 8 mois pour obtenir un dossier sans suite qui était émis par le même TGI mais... pas au même étage ! Une fois 6 mois pour me demander une adresse qui était en leur possession exclusive mais sous plis cacheté, une fois 6 mois pour me redemander le même classement sans suite.... pièce numéro 29 du dossier !
Après avoir été victime d’une allégation d’abus sexuel, mon enfant est maintenu en abus psychique grâce à la justice. Révolté par la justice ? Non c'est la révolte contre nous tous qui ne pouvons qu'apporter ce genre de réponse dans ces délais scandaleux, à un enfant qui nous attend, en vue de son évolution psychique possible. Nous sommes complices, acteurs, et bourreaux, par ce délai de 3 ans pour un enfant de 4 ans au début de la procédure, et c'est pas fini. Le vrai abus nous le perpétuons, l'amplifions et par cela nous l'abusons réellement et cet abus est avéré, sans besoin d'aucun contradictoire.
J'oubliais ! La facette correctionnelle. Une juge a eu le courage ou le professionnalisme après 2 ans et demi de condamner la mère a 6 mois ferme par défaut, pour ne pas avoir donné l'adresse au père pour plus de 5 jours. En 2 ans et demi dans les 900 jours, j'avais rencontré 3 avocats, 5 juges, écris au garde des sceau, à la défendeur des enfants, au service des grâce et criminel, à des associations et pas un, pas un seul ne m'avait parlé de cette loi française écrite au code pénal. Ensuite j'ai appris que 6 mois n'était pas assez, il faut un an minimum pour avis de recherche... et mandat d'arrêt ?
Si les boulangers avaient se genre de conscience professionnel, nous aurions du mal à manger du pain. Mais peut être qu'ils ne prennent pas en compte " l'intérêt suprême de l'enfant " eux. Nos enfants seront un jour boulanger, juge, avocat... pilote d'avion. Ou va-t-on !
Un soir de noël extrait d'un email qui n'arrivera jamais : "je pense à toi du plus profond de mon coeur tous les matins, tous les soirs, tous les jours, toutes les nuit. Je t'envois le sourire de mon âme. Nous sommes sur la même terre, dis moi ta vie, tes amis, ce sera un GRRRAND cadeau pour moi, je te raconterais la mienne aussi. Je vous envois un bisou d' opistocolicodia dans la lumière d'une pluie d'étoiles filantes".
Juin 2004, signé Papa.
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