Le Témoignage de gilbert

Merci (à ACALPA) pour vos pensées et votre attention qui me touchent beaucoup à l'aube de notre "fête" (ou plutôt "défaite") qu'une fois encore je vais essayer d'effacer de ma mémoire comme les noëls et tous les trucs comme cela, tellement la souffrance, malgré le temps qui passe, reste prégnante et présente. Heureusement, je suis bien entouré; mais ils, elles, n'y sont pour rien. Oui, c'est une cicatrice, une blessure indélébile et injuste.

Je pense à tous ceux qui, aujourd'hui, se retrouvent écartés de leurs enfants par l'effet de l'autre parent, avec pour seul espoir de trouver de bonnes raisons de vivre et d'espérer que ça va changer, que le téléphone sonnera discrètement, qu'il y aura une petite carte postée en cachette, qu'un message codé arrivera subrepticement ...

Je pense aussi à ses grands parents ou membres des familles qui vivent les mêmes situations ...

Je voudrais écrire, crier que cet amour donné à un enfant, à des enfants, ne disparaît jamais, jamais ...

Faut-il se victimiser, nous les parents qui avons été mis à l'écart, et qui sommes stigmatisés, bafoués, ignorés, rejetés parce que l'autre parent ne veut pas nous laisser de place dans le cœur de nos enfants ?...

Je pense, dans ces jours "dé-faites", à mes enfants, à tous ces enfants instrumentalisés par la rage de l'autre parent "aliénant"et son déni organisé, voire légitimé ... Comment peuvent-ils vivre en paix dans leur âme, dans leur conscience ?... Ce doit être horrible, à moins que l'on est réussi à les conditionner, à les reformater ... Non, ce n'est pas possible ... Si ?...

Je crois que je vais leur écrire ... oui, mais où ? ... leur téléphoner ... oui, mais j'ai pas de n° ... Je voudrais leur dire que je les aime, comme lorsqu'elles étaient petites et heureuses avec moi, bref, du temps où ... j'étais papa ...

Merde, mais qui décide que l'on est, où que l'on est plus, papa ? C'est bien moi, non ?... Si, je me ressens papa, c'est pas par hasard, non ?... - oui, je vous écoute ... "c'est la maman qui décide, ou le papa (si la situation est inversée)..." - ah bon, mais sur quelles bases, un jour, on est, puis après, on est plus . Je comprends pas . Il y a un truc qui va pas ... "

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