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Olga Odinetz

 

 

NEWSLETTER ACALPA

Novembre 2008

 

Félicitations et remerciements au Docteur Bénédicte GOUDART !

 

 

 

..LA PREMIÈRE THÈSE DE MÉDECINE SUR LE SYNDROME D’ALIÉNATION PARENTALE EST SOUTENUE EN FRANCE !

 

Il n’était déjà pas toujours facile de porter plainte pour non représentation d’enfants, malgré l’existence de l’article 227-5 du code pénal, qui prévoit jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende pour ce délit - mais faire admettre que des enfants, qui rejettent un de leur parent, puissent être victimes non pas de maltraitances physiques de la part de celui-ci, mais du Syndrome d’Aliénation Parentale, du fait de l’emprise et de la manipulation de l’autre parent, relevait d’un pari renouvelé à chaque procédure ! Aujourd’hui ce pari subsiste mais il est bien moins risqué du fait de l’existence d’une thèse de médecine générale sur ce sujet. Félicitations à Bénédicte Goudart pour avoir défendu et brillamment réussi, la reconnaissance du SAP en public !

 

La France n’est pas le seul territoire national où les enfants peuvent être pris en otage lors des séparations conflictuelles de leurs parents. « Parents de tous les pays – unissez-vous ! » Nos voisins européens vivent des tragédies similaires, et leurs enfants sont déchirés avec la même souffrance. La thèse de Bénédicte Goudart a fait déjà le tour de l’Europe, et grâce au formidable travail bénévole de parents engagés dans la protection des enfants contre le SAP, elle a été traduite en italien en moins d’une semaine. Elle est en cours de traduction en anglais, en allemand et en portugais !

 

Un autre ouvrage important a fait de tour le l’Europe : ACALPA a diffusé à tous ses partenaires européens le remarquable rapport thématique 2008 de Dominique Versini, la Défenseure des Enfants, intitulé : « Enfants au coeur des séparations parentales conflictuelles : plaidoyer pour mieux préserver l'intérêt des enfants ». Espérons que les magistrats traitant du divorce et du droit des enfants, ainsi que les autres intervenants professionnels ou associatifs concernés par cette problématique, puissent lire avec profit ces 258 pages superbement bien documentées,

 

Une Association – c’est le travail et l’engagement de tous ses membres ! La délégation Ouest d’ACALPA a participé activement à la semaine « Questions Parents 2008 », qui s'est déroulée pour la première fois à Nantes. Les objectifs de cette manifestation étaient de répondre aux préoccupations parentales et aux besoins de la famille, et de donner une visibilité du champ familial existant sur Nantes et son agglomération. La diversification des interventions associatives et institutionnelles ont permis de remplir ces objectifs. ACALPA et quatre autres associations ont travaillé autour d'un thème commun : « Parentalité plurielle : comment maintenir le lien parental selon les aléas de la vie (séparation parentale, séparation avec aliénation parentale, parent incarcéré, soutien d'un parrain tiers ressource...) ». Compte tenu de ce bilan positif, l'édition 2009 est d'ores et déjà en prévision !

 

Après avoir participé à la journée consacrée au lien familial, organisée par le REAAP 50 (Réseau d'Ecoute, d'Appui et d'Accompagnement des Parents) de la Manche, le jeudi 23 octobre, ACALPA est intervenue au IIème Colloque Européen sur la Délinquance des Mineurs les 4, 5 et 6 novembre 2008, à Lyon, sur le thème « Ruptures des liens familiaux et délinquance ». Il nous a semblé utile de rappeler que la loi du 4 mars 2002, qui fourni un cadre juridique pour l’exercice de l’autorité parentale en France, relève de fait en grande partie de la libre adhésion des deux parties. De ce fait, le recours à la médiation familiale qu’elle propose, trouve rapidement ses limites dans des situations conflictuelles. Le discours d’ACALPA fût très clair : « L’efficacité des mesures thérapeutiques, éducatives ou judiciaires, dépend non seulement des moyens des intervenants, mais surtout de la rapidité avec laquelle la situation sera correctement analysée et prise en charge. Face à la montée de la délinquance juvénile, l’autorité parentale doit être restaurée afin de pouvoir jouer son rôle dans la construction éducative et sociale des mineurs. Premier et principal instrument de prévention de la délinquance juvénile, la responsabilisation des parents doit s’appuyer sur de nouveaux outils et de nouvelles pratiques, développées en partenariat avec les intervenants professionnels, dans le cadre de réseaux innovants incluant les représentants de l’état, les familles, les associations, les travailleurs sociaux, les professionnels de la santé mentale, les institutions éducatives et l’entreprise ».

 

 

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La présidente, Olga Odinetz.