25/11/2005
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Alors, une autre question. Vous suivez sans doute comme nous cet extraordinaire procès en appel de l’affaire d’Outreau. Et un soir de cette semaine, un ex-accusé, innocenté depuis, se demandait comment le magistrat instructeur, responsable de ce désastre judiciaire, pouvait encore exercer son métier dans la magistrature. Est-ce une question que vous vous posez, Dominique de Villepin ?
C’est une question que l’on se pose devant chaque drame. La justice n’est certes pas infaillible, et il faut faire en sorte que, à chaque fois, on puisse tirer les leçons. Que Outreau, le drame d’Outreau, nous avons tous vu ces hommes et ces femmes dont la vie a été brisée, qui ont été salis par cette horrible procès. Nous avons tous vu et tous en tête le drame personnel qui est le leur. Je crois qu’il est très très important d’en tirer toutes les leçons, et c’est ce que j’ai demandé au Garde des Sceaux, de faire des propositions de façon à ce que de tels drames ne puissent pas se reproduire. Réfléchir sur ce que doit être la véritable responsabilité des magistrats. Une fois de plus, ces choses-là, il faut les faire dans la sérénité. Une démocratie sait traiter et répondre à ces questions, mais le faire en dehors des passions, c’est essentiel si nous voulons vraiment prendre les meilleures solutions dans la durée.
Quand cette affaire sera terminée, l’appareil d’Etat cherchera-t-il à explorer la responsabilité des magistrats en cause dans cette affaire d’Outreau ?
La réflexion a déjà été engagée au sein de la chancellerie. Dominique de Villepin qui est, depuis 200 jours bientôt à Matignon - le temps passe - est toujours optimiste !
Le temps passe et c’est toujours un même bonheur que d’être au service des Français !