eman


Le témoignage d'Emmanuelle

Présentation
Histoire Personnelle (résumé)
Ma découverte d’Acalpa
Ma rencontre avec Stéphane et la délégation BRETAGNE
Mes activités en 2005 et mon projet pour l’avenir
Présentation personnelle
Je suis âgée de 40 ans. Je suis maman de deux enfants : F 20 ans et A 10 ans. Je suis séparée des pères de mes enfants. Je suis toujours en relation avec le père de Frédérique (qui a refait sa vie). Même si F a l’âge de gérer la relation avec son père, la relation parentale est toujours présente et s’avère toujours importante surtout lorsque Frédérique prend des décisions (parfois chaudes !) quant à son avenir…Quant au père d' A., je suis séparée d’avec lui depuis juin 2000 et ma vie a basculé…Cela fait 5 ans que Paul me soutient et depuis août 2005, nous nous sommes mariés. Notre bonheur serait complet si A. pouvait être avec nous comme avant…
Mon Histoire
J’ai vécu maritalement pendant 12 ans avec le père de mon fils A.. Après 7 ans de vie commune, A. est né en février 1996. Mon ex-conjoint a alors jeté son emprise sur notre petit garçon devenu l’enfant roi de la maison. Rien ni personne d’autre n’existait pour mon ex qui a mis en place une telle pression psychologique sur ma fille et moi-même qu’en 2000 je décide de la séparation et mets en place le cadre judiciaire classique afin que chacun puisse exercer son autorité parentale. Hélas, l’alinéa « sauf meilleur accord entre les deux parties » n’a jamais pu s’appliquer : jugement JAF toujours bafoué par mon ex-conjoint à tel point qu’en 2002 celui-ci emmène notre fils en *****, d’où il est originaire, sans que je le sache. Je saisis le JPE pour mettre en place une assistance éducative supposée protéger mon fils. L’AEMO commence en 2003 : mon ex-conjoint refuse d’y participer. Entre temps, en 2001, A., dans ce conflit parental, montre des signes d’agressivité (lève la main sur moi et m’insulte), je décide de l’emmener chez une psy et ce durant un an et jusqu’à ce que la psy de l’AEMO reprenne le flambeau. En octobre 2004, la stratégie du manipulateur s’accélère : A. ne revient pas chez nous pour les vacances de la Toussaint, et c’est la descente aux enfers : la directrice de l’école m’informe que A. n’est plus scolarisé, que le père a fourni une plainte nous accusant de maltraitance. En novembre 2004, convocation à la Brigade des Mineurs de **** : mon mari et moi sommes auditionnés séparément. Nous sommes innocentés en décembre 2004. En novembre 2004, assignation en référé devant le JAF, mon ex-conjoint demande la garde de notre fils, une pension alimentaire (c’est plus confortable que de chercher du boulot !) argumentant la maltraitance et produisant un certificat médical, provenant d’une amie médecin de l’avocate de mon ex-conjoint, reprenant les dires de mon fils qui nous accuse de le battre, qui m’accuse de me droguer, de boire (j’ai échappé à la prostitution et mon mari à la pédophilie).
Le JAF sursit à statuer sur les demandes et attend expertise psychiatrique demandée par le JPE. Durant l’année 2005, les juridictions saisies (JAF, JPE et PENAL) n’auront de cesse de se renvoyer la balle dans mon dossier ne sachant quel est le véritable manipulateur ! Janvier 2005, A. est à nouveau scolarisé près du domicile paternel, décision prise par l’inspection d’académie tombée dans le piège du manipulateur. Septembre 2005 : Le JPE décide de placer A. provisoirement (6 mois) chez son père. Au fil de cette année 2005, je suis reçue comme une malpropre par le directeur de l’école, l’institution judiciaire me bafoue, mon fils me rejette lors de nos rares rencontres à l’école ou dans le cadre de l’AEMO : JE N’EXISTE PLUS. Février 2006 : le juge pour enfants suspend l’AEMO jusqu’en septembre 2006 écoutant les paroles de mon fils qui clame, tout comme son père, que cela ne sert à rien. En contre partie, le père et le fils doivent s’engager à reprendre contact avec moi… Avril 2006, nouveau coup de théâtre : A. est déscolarisé et nous apprenons que son père l’a emmené en *****. Mai 2006, audience JPE et JAF dans la même semaine, mon ex-conjoint ne se présente pas : le JPE remet en route AEMO pour placement provisoire de mon fils dès retour de *****, saisit le procureur et le Parquet des Mineurs. Le JAF m’accorde à nouveau la garde de mon fils, l’autorité parentale exclusive, suspend droits de visite pour le père. Je suis soulagée mais je ne peux toujours pas exercer ma fonction parentale et revoir mon fils parce qu’il est loin et que je dois attendre que le Parquet des Mineurs me le ramène. Merci la justice !
La découverte d’Acalpa
Dès l’automne 2004, assommée par la souffrance, je navigue sur le net : je veux comprendre pourquoi mon petit garçon porte de telles accusations contre moi. Et je découvre le Syndrôme d’Aliénation Parentale. Le comportement de l’enfant décrit, j’y retrouve celui de mon fils. Je note e-mail de JF Hogne à qui j’écris et qui m’apprend l’existence d’Acalpa et me conseille de les contacter. Ce que je fais. Dans le même temps s’enchaîne l’émission « ça se discute » en avril 2005. Nous participons au forum avec ma soeur et retrouvons toute notre souffrance dans les témoignages. J’édite des documents que je fais lire à ma famille : stupéfaction et soulagement de pouvoir enfin définir notre situation de souffrance. Dans le même temps, grâce à Acalpa, j’imprime et envoie à tous les intervenants judiciaires les documents sur le SAP. Je continue à correspondre avec JF Hogne, avec d’autres personnes, et surtout Acalpa existe. Acalpa me séduit parce que nous sommes tous pères et mères dans la même galère : pas de discrimination sexiste. Je ne suis plus seule. En septembre 2005, je lance un appel à ACALPA, pourquoi ne pas se regrouper par région et rencontrer d’autres parents dans la même situation ?
Rencontre avec Stéphane
Puis un mail d’un papa arrive : il se prénomme Stéphane. Je lui réponds vite. Notre entente est immédiate, animés tous les 2 par ce désir d’être entendu dans notre souffrance de parents, nous nous rencontrons en octobre 2005. Et c’est par un bel après-midi d’automne à Vannes que je découvre la bouille de Stéphane ! Nous mettons au point des actions et nous conversons par mail ou téléphone. Avec Stéphane nous nous sommes écoutés, nous nous sommes découverts. Surtout nous nous sommes laissés du temps pour notre souffrance. Nos périodes de silence ont été comprises, même si certains de mes mails ont été directs pour secouer le garçon, par l’un et l’autre. Le silence de Stéphane c’est aussi le mien quand le moral est au ras des pâquerettes et que nous avons l’impression d’être seul au monde. Comment rebondir si nous n’arrivons pas à expulser notre douleur ? Le petit bout de chemin que nous avons commencé ensemble est primordial parce que nous savons comment nous fonctionnons. Face à l’Aliénation Parentale, il n’y a pas les mamans d’un côté et les papas de l’autre : nous sommes des parents en souffrance et avides de pouvoir à nouveau serrer nos enfants dans nos bras et les accompagner sur le chemin de la vie. Nous devons agir et continuer à nous faire entendre.
Actions sur 2005
Entre les crises de cafard et les périodes de colère, j’ai réussi à tempérer mes humeurs (merci à la psy)
pour agir et être politiquement correct avec les intervenants judiciaires croisés sur ce parcours du
combattant, avec les élus. Ainsi sur 2005 j’ai pu :
• bombarder régulièrement les juges, mon avocat, la protection de l’enfance de documents.
• Rencontrer et informer à la Maisons de la Justice et du droit une des responsable de l’ADAVI
(Association d’Aide aux victimes) de Nantes.
• Rencontrer et informer à la Maison de la Justice et du Droit un éducateur de la PJJ qui a d’ailleurs
eu un discours aidant pour Louis (un des seul).
• RDV avec une médiatrice familiale que j’avais rencontré pour mon affaire : information et
discussion autour de l’AP qu’elle ne connaissait apparemment pas.
• J’ai été reçue par les responsables du Pôle Action Educative du Conseil Général : mon histoire +
infos Acalpa. Accueil chaleureux très intéressées par Acalpa.
• J’ai rencontré par 3 fois le député de ma circonscription M Jacques FLOCH (parlementaire de la
Commission Outreau) pour histoire personnelle + existence Acalpa.
• Contact téléphonique avec la vice présidente du Conseil Général chargée de la protection de
l’enfance : réception des documents Acalpa.
• Rencontres avec 2 avocats (un grand merci à mon frère) : faire connaître Acalpa et sensibilisés à
mon histoire et donc aux vôtres. Je continue à leur écrire
Le temps nous paraît toujours long quand on a besoin de faire entendre notre cause. L’année 2005 aura porté ses fruits : relance des élus à l’occasion de la journée internationale contre l’AP et appel téléphonique de l’Attachée Parlementaire pour m’aider dans mes prises de rdv avec services chargés de l’enfance. La Loire Atlantique est un grand département et les élus sont difficiles à joindre ; je travaille le réseau relationnel ainsi que mes proches. Une meilleure organisation s’impose : suivi régulier d’envoi documents, prise de rdv, travail en partenariat avec des associations parentales comme Acalpa le fait déjà sur Paris…Garder espoir qu’un jour nos demandes seront entendues, que l’institution judiciaire nous traite avec toute la dignité que nous méritons.

barre de navigation témoignage