
COMMUNIQUE DE PRESSE, OCTOBRE 2004 :
En France plus de 30 000 plaintes pour non-représentation d’enfants sont enregistrées chaque année par la police et la gendarmerie. De plus en plus d’enfants sont victimes des conflits d’adultes, quand la séparation de leurs parents tourne à la guerre familiale. Soumis au chantage psychologique ou à la violence physique, ils vont se rallier corps et âme à la cause du parent manipulateur et vindicatif, jusqu’à devenir graduellement captifs du mode de pensée de ce parent aliénant. Prisonnier d’une relation d’emprise, ils vont tenir des propos insensés, voire de graves accusations mensongères, pour rejeter leur autre parent jusqu’à sa destruction psychologique. Ce processus d’emprise et de manipulation qui va amener l’enfant à rompre tout lien affectif avec l’un de ses parents ainsi qu’avec toute la famille de celui-ci, s’appelle l’Aliénation Parentale. Pour les enfants aliénés, c’est le début d’une longue destruction identitaire, marquée par l’angoisse et de terribles difficultés relationnelles. Les juges et les psychologues sont impuissants face à ce phénomène, qui s’amplifie avec le temps, et dont ni la psychothérapie, ni la médiation ou autre procédure « douce » ne viennent à bout.
Ignorée en France, l’Aliénation Parentale fait l’objet depuis des années d’une réflexion institutionnelle dans les pays anglo-saxons, dans le cadre de la politique de protection de l’Enfance. Invité par la Revue d’Action Juridique et Sociale, à Paris le 21 octobre, espace Reuilly, Hubert Van Gijseghem, psychologue et expert judiciaire canadien de renommée internationale, va présenter ce processus complexe et ouvrir le débat sur les différentes mesures judiciaires et psychologiques qui devraient être adoptées pour prévenir ou soustraire l’enfant à la maltraitance psychologique grave qu’est l’aliénation parentale.