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Olga Odinetz

NEWSLETTER ACALPA

OCTOBRE 2007

ACALPA est invitée par l’Association Française des Docteurs en Droit à intervenir à la maison du barreau de Paris

Le 9 octobre, la section « droit pénal » de l’Association Française des Docteurs en Droit, animée par Eric Meillan, organisait à la Maison du Barreau une conférence-débat sur le thème « L’enfant, enjeu du conflit parental : un défi multidisciplinaire pour la protection de l’enfant en danger et la prévention de l’enfant dangereux ». Cette conférence, qui associait le centre de recherches et d’études sociologiques, pénales et pénitentiaires de Messine, était également ouverte aux étudiants de l’institut de criminologie de Paris. Olga Odinetz était invitée par Eric Meillan à dérouler une approche systémique comparative entre la réponse donnée aux problèmes rencontrés dans le domaine de la santé ou de l’environnement (pesticides, pollution de l’eau, tabagisme, nutrition…) et celle apportée par le systèmes médico-socio-judiciaire concernant la protection des enfants lors des séparations parentales conflictuelles. Le débat fut enrichi par les interventions de Giuseppe Barletta Caldarera (INTERCENTER), Roland Broca (psychiatre expert), Dominique Attias (avocate pour enfants), Mireille Lasbats (psychologue clinicienne expert), Jean Pannier (avocat) et Stéphane Ditchev (FMCP).

Cette conférence a été annoncée le matin même, lors d’une intervention en direct de la présidente d’ACALPA sur la toute nouvelle radio PARENTHÈSE, entièrement dédiée à la famille, et elle a fait l’objet d’un article dans le journal La Croix.

Cette conférence sera répétée, avec un angle différent, à Hyères le 14 novembre, aux côtés du psychiatre Michel Delage, et à Poitiers le 21 novembre. En partenariat avec Lors de ces conférences, ACALPA mettra en vente le livre sur l’aliénation parentale publié par les éditions Labor.

Octobre est la date limite pour déposer les demandes de subventions. Forte de ses résultats, confiante dans son expérience, dans l’engagement et la compétence de ses adhérents bénévoles, ACALPA a décidé de mettre à l’épreuve les promesses gouvernementales et de relever le défi du slogan participatif « ensemble tout est possible ». Notre budget estimatif pour 2008 va doubler par rapport à celui de l’année en cours. Il prévoit un plan de formation INAVEM pour les délégués responsables de l’accueil des familles, une nouvelle campagne de communication, la publication d’un livre grand public et d’une bande dessinée, en plus des activités habituelles, réunions de parents, conférences itinérantes, développement du site web, articles de journaux, émissions radios, plateaux télé.

ACALPA a été reconnue officiellement par la Direction des Impôts, comme une association d’intérêt général : 66% des sommes versées à l'association sont déductibles de l’impôt sur le revenu des particuliers et 60% pour les entreprises. Nous avons donc demandé des subventions publiques (au conseil général, à la région d’Île de France, à la mairie de Chaville, à l’association des régions de France), mais surtout des soutiens financiers aux entreprises désireuses de se construire une image socialement responsable. Un grand merci aux amis du psychiatre Serge Revel qui ont fait des dons à ACALPA en mémoire de celui qui nous a quitté avant de voir se réaliser à Poitiers, le congrès « Les enfants au cours des séparations parentales conflictuelles ; à qui appartiennent-ils et comment les protéger ? » qu’il avait organisé avec minutie.

L’actualité nous a montré que le divorce concerne absolument tout le monde. Nous en avons profité pour diffuser de nouveau, auprès d’un millier de médias, avec le concours de notre conseiller communication, un communiqué de presse pour alerter sur l’augmentation du nombre des non-représentations d’enfants. Un délit pas comme les autres nous a-t-on répondu à la Chancellerie ! Certes oui : les parents sont effectivement des victimes pas comme les autres, car victimes d’une double peine : d’un ex-conjoint qui les prive injustement de leurs enfants et qui refuse d’exécuter les décisions judiciaires, mais surtout d’un système économiquement scandaleux, qui n’a ni la volonté ni le courage de punir les coupables !

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La présidente, Olga Odinetz..

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Olga Odinetz

NEWSLETTER ACALPA

SEPTEMBRE 2007

Le syndrome d’aliénation parentale est reconnu par la Cour européenne des Droits de l’Homme

Pour la deuxième fois, l’aliénation parentale est reconnue par un tribunal européen. La Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH) en avait fait état de façon explicite en juillet 2006 dans l’affaire Koudelka c.République Tchèque (n°1633/05). Le 17 avril 2007, elle rend un autre arrêt dans l’affaire Zavril c.République Tchèque (n°14044/05), en réponse à une requête pour violation allégée de l’article 8. Le syndrome d’aliénation parentale est nommé explicitement dans les paragraphes 16, 24, 28, 45 et 52, suite au diagnostic par un expert tchèque, motivé dans les paragraphes 48, 50, 52 et 53. Depuis quelques années, un certain nombre de psychologues et de psychiatres nommés par les tribunaux font référence au SAP dans leurs rapports d’expertise, mais il a fallu attendre une décision supranationale pour voir des magistrats français s’aligner sur la CEDH en reprenant explicitement leurs diagnostics pour les inclure dans leurs décisions et les motiver.

Merci à notre conseiller scientifique, le psychiatre Wilfrid von Boch, de faire régulièrement le point sur les travaux faisant référence à l’aliénation parentale : 213 références de publications sont à notre disposition.

Nous avons profité du mois d’août et du calme relatif de l’été pour mettre au point notre nouvelle campagne de communication. Nous avons volontairement utilisé la charte graphique de la campagne de prévention des violences conjugales pour dessiner notre affiche dénonçant le rapt parental d’enfant et nos marque-pages porteurs de recommandations pour une séparation parentale responsable.

Nous avons également rencontré nos adhérents de la région Provence Côte d’Azur, notamment l’avocate Christine RAVAZ qui a fait condamner la France par la CEDH dans l’affaire Plasse-Bauer. Un projet de conférence est né de cette rencontre, à la demande de la Commissaire de Police de Hyères, Dominique Copola, soucieuse de développer une vraie réflexion citoyenne sur le thème des violences intra-familiales.

Comme tous les mois de septembre depuis 3 ans, ACALPA a retrouvé ses activités publiques en participant au forum des associations dans la ville de Chaville, où se trouve le siège de l’association. Toutes nos félicitations à la délégation BRETAGNE, présente à Nantes à la « Planète Parents 2007».

SFR a renouvelé avec ACALPA le contrat de Collaborateur Citoyen au bénéfice de Jean Marc JOUNIN, délégué national RECHERCHE et animateur de la délégation RHONE ALPES d'ACALPA. Tous les responsables de projets sociaux soutenus par SFR, ainsi que les salariés collaborateurs citoyens de l’entreprise, avaient été invités l’année dernière par la direction de SFR à rencontrer le ministre de la Jeunesse et des Sports à Bercy.

Les divorces conflictuels ont été largement discutés dans les médias pendant tout le mois, avec un envoyé spécial dédié au « Juge des Familles », dans lequel nous avons retrouvé Marc Juston, Président du Tribunal de Tarascon. Quel triste constat d’impuissance face aux guerres familiales ! Mais d’autres intervenants judiciaires n’ont pas le même discours : à cette avocate qui a déclaré en toute cynique sincérité sur M6 « qu’heureusement qu’il y a des divorces conflictuels qui lui permettent de vivre », nous recommandons de lire le témoignage d’Alexiel

Profitons de cette rentrée pour parfaire nos connaissances sur les processus d’emprises et de manipulation, avec la lecture d’une étude du CERI sur les «Enfants-soldats: Bourreaux / Victimes : trajectoires individuelles, reconversions, réparations...», l’ouvrage de Ketcham-Elisabeth Loftus : «Le syndrome des faux souvenirs, ces psy qui manipulent la mémoire» et l’article d'Hélène Romano: «Suspicion d'abus sexuel chez les enfants de moins de quatre ans, à propos des fausses allégations».

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La présidente, Olga Odinetz

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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy
NEWSLETTER JUILLET 2007

LE RAPT PARENTAL D’ENFANT SERA-T-IL CONSIDÉRÉ COMME UN VRAI DÉLIT PÉNAL ?
La roue fini par tourner quand on appuie toujours dans le même sens avec force et juste détermination…

Le problème que nous essayons de faire entendre depuis 2003, celui de la maltraitance parentale des enfants lors de conflits familiaux, ne date pas d’hier. En 10 ans, les violences et les maltraitances contre les enfants, ainsi que le nombre de rapts d’enfants ont plus que doublé.

En février 2005, dans la revue GENDAR’INFO consacrée à la mise en place du dispositif « SOS-Enfants Disparus », deux pages étaient consacrées au rapt parental d’enfants. On nous expliquait l’engagement et l’efficacité de la Gendarmerie Nationale à retrouver nos enfants kidnappés. Les consignes destinées aux parents étaient très claires : PORTER PLAINTE LE PLUS VITE POSSIBLE !

Un an auparavant, PARIS-MATCH relatait l’horrible calvaire subi pendant deux ans par un petit garçon à Nîmes, torturé et séquestré par son père, sauvé grâce au combat acharné de sa mère, qui avait enfin réussi à faire appliquer la loi. Ni la police, ni l’école, ni les voisins « n’avaient rien vu ».

Aujourd’hui notre travail et notre engagement sont enfin reconnus : la roue a tourné pour ACALPA le 6 juillet, quand nous fûmes invités par le Ministère de l’Intérieur à la 7ème rencontre avec les associations de victimes et d’aide aux victimes, organisée par la Délégation aux Victimes, à l’école des Officiers de Gendarmerie à Meulin. Dans leurs discours, la ministre de l’intérieur, Mme ALLIOT-MARIE et la ministre de la Justice, Mme DATI ont clairement réitéré, devant les associations, les élus, la direction de la Police Nationale et celle de la Gendarmerie Nationale, l’engagement du gouvernement à défendre et soutenir les victimes et sanctionner les délinquants.

« …Qui sont les victimes des rapts parentaux d’enfants et combien sont-elles ? En 2006, près de 27.000 plaintes et 112.000 mains courantes pour soustraction ou non présentation d’enfant ont été enregistrées par la police et la gendarmerie. Mais ces chiffres ne représentent en réalité que 10 à 20% des délits si l’on se base sur les études de victimation réalisées sur les violences conjugales. A peine 15% des dossiers enregistrés sont identifiés comme « recevables » par les parquets. Combien d’affaires trouvent-elles un dénouement dans le Droit de la République ? Pourtant le rapt parental d’enfant est un délit sanctionné par le code pénal, ainsi qu’une maltraitance psychologique reconnue de tous. Il s’inscrit, au même titre que les violences conjugales, dans le champ des violences intrafamiliales qui est en augmentation constante depuis des années. Lors des séparations parentales conflictuelles, les enfants sont victimes d’une double peine : (1) de la perte injustifiée d’un parent et de toute sa famille sous l’influence d’un parent abuseur et (2) d’institutions incapables de protéger ses droits. Les parents, quant à eux, sont deux fois victimes d’une double peine : (1) du rapt de leur enfant par un conjoint vindicatif, (2) d’une réponse judiciaire inefficace, (3) d’un épuisement financier au cours des procédures et (4) d’une déchéance citoyenne aux yeux de la société. » …Ce fût notre discours lors de notre entretien avec François GUÉANT, chargé de mission aux victimes auprès de la ministre de la justice, Mme Rachida DATI. Ce discours, relayé par d’autres associations, et soutenu par la Fondation pour l’Enfance, semble avoir été entendu.

Fidèles à notre engagement de citoyens-acteurs de la sécurité et de la justice, nous avons constitué pour tous les parents, un dossier spécial qui explique « Comment et pourquoi faut-il porter plainte pour une non représentation d’enfant ». On refuse de vous recevoir ou d’enregistrer votre plainte ? Peu importe, vous envoyez votre signalement au Procureur et… vous saisissez la Délégation aux victimes !

Dans notre NewsLetter du mois de mai, nous écrivions : « Il est temps que le fameux « changement » promis haut et fort par notre nouveau Président atteigne le ministère de la justice, où les dossiers se succèdent mais où rien de change ! ». Nous avons remis à Mme DATI notre dossier sur les parents délinquants et multi récidivistes, et… ACALPA fût invitée à l’Elysée pour les fêtes du 14 juillet !

Reste à voir maintenant si les ministères sont prêts à se donner les moyens financiers d’un vrai partenariat avec ceux qui, tous les jours apaisent la souffrance des victimes et leur colère contre les magistrats !

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La présidente, Olga Odinetz

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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

La newsletter de mai 2007

Suite à notre travail pour le colloque du 8 et 9 mars,

Madame SIMONE VEIL nous fait l’honneur d’accepter d’être la marraine d’ACALPA

« …La lecture des documents que nous avez bien voulu me faire parvenir a retenu toute mon attention. Comme beaucoup j’ai pu observer récemment les conséquences tragiques pour les enfants des séparations parentales qui leur sont imposées faute d’une entente entre le père et la mère. J’ai été particulièrement sensible à votre demande et c’est très volontiers que j’accepte d’être membre d’honneur et marraine d’ACALPA. »

Nos nouveaux statuts instituent en effet un conseil scientifique et un comité d’honneur. Nous souhaitons recueillir vos suggestions pour le choix des membres. La prochaine étape consistera à devenir partenaire de l’UNAF, puis à demander une habilitation pour dispenser des formations permanentes et être reconnus d’utilité publique. Mais pour ce faire nous avons besoin de votre participation et de l’adhésion de nombreux nouveaux membres !

ACALPA a été invitée par la mairie de Chaville à participer au salon du livre de la Justice, et à participer aux débats : « Police, Justice et Médias : le dialogue est-il possible ? ». Des personnalités remarquables avaient été invitées à prendre la parole sur ce thème. Merci aux membres d’ACALPA qui ont assuré la participation active de notre association à la vie de notre commune d’accueil.

Pour votre avocat et surtout pour tous les intervenants de la protection de l’enfance : un nouvel article du Dr Von Boch-Galhau & Kodjoe : „Endoctrinement et rupture des liens en cas de Syndrome d’Aliénation Parentale - Conséquences psychologiques sur les enfants du divorce devenus adultes“ , qui vient de paraître dans la Revue internationale de psychosociologie, Vol. XIII – No 30, été 2007: 89–111. Les adhérents d’ACALPA vont recevoir gratuitement la copie de cet article comme de coutume.

A votre disposition la dernière lettre de la Fondation Rachel, animée par l’admirable Pamela Koch, qui a dédié sa vie à la reconstruction de liens familiaux détruits. A quand des maisons parentales en France ?

Il est temps que le fameux « changement » promis haut et fort par notre nouveau Président atteigne le ministère de la justice, où les dossiers se succèdent mais où rien de change ! Ainsi, Jean Luc VIAUX, cet expert-psychologue qui a tragiquement contribué au plantage judiciaire de l’affaire d’Outreau, et qui a déclaré lors de l'enquête qui a suivi le procès: « quand on paye des expertises au tarif d'une femme de ménage, on a des expertises de femme de ménage », va intervenir à l’ONED le lundi 4 juin, consacré à la Protection de l’enfance: de l’évaluation des situations à la sortie des dispositifs (placement). Pour mémoire, le ministre de la justice, Pascal Clément, avait annoncé le 2 décembre 2005, qu’il avait demandé "la radiation" de l’expert psychologue. Saisie de ce dossier, la cour d’appel de Rouen avait rendu, dès le 29 mai 2006, un arrêt contraire au souhait exprimé par le garde des sceaux, estimant que l’expert n’avait commis aucune faute susceptible d’entraîner sa radiation. Souhaitons bonne chance à Madame Rachida DATI, notre nouvelle ministre de la justice. Le dossier des parents délinquants et multi récidivistes l’attend ! A lire également l’article du magistrat Jean Pierre Rosenszveig à ce sujet …

Et pour terminer sur une pointe d’humour ! La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques vient de publier une étude sur les «Facteurs de risque des épisodes dépressifs en population générale» qui montre que les troubles dépressifs apparaissent étroitement liés : (1) à la situation conjugale (vie maritale, vie en couple, célibat) et notamment au fait d’avoir vécu ou non une rupture (divorce, séparation ou décès du conjoint), ainsi qu’à la situation professionnelle, les chômeurs déclarant un épisode dépressif entre 1,4 et 2,1 fois plus souvent que les actifs occupés.. Toutes choses égales par ailleurs, les femmes présentent, entre 1,5 et 2 fois plus de risques de vivre un « épisode dépressif » que les hommes. Doit-on en conclure que les hommes en meurent davantage ? Voici dans tous les cas une bien délicate expression, que les parents exclus, ruinés et souvent en rupture avec le monde du travail, voire l’ensemble de la société, devraient s’approprier pour expliquer à leur entourage pourquoi ils ont perdu le goût de vivre !

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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

NEWSLETTER AVRIL 2007

ACALPA APRÈS LE COLLOQUE

Toutes nos félicitations à ceux qui sont venus de loin assister au colloque « Protection des Enfants lors des séparations parentales conflictuelles », et un grand merci à tous ceux qui ont donné leur temps et leurs compétences pour nous aider à organiser cet évènement qui nous a permis de faire connaître à un niveau national la tragédie que vivent des milliers d’enfants et de familles au quotidien. Nous étions plus de 20 parents, venus de tous les coins de France, à partager nos expériences le jeudi soir en compagnie de la psychologue Ursula Kodjoe dans la maison d’ACALPA, avant de revenir le lendemain av. Kléber pour une journée de débats clôturés par une intervention remarquable de l’expert psychiatre Paul Bensussan, suivie par une intervention solennelle de Simone Veil. La transcription des bandes d’enregistrement doit être réalisée par la Fondation pour l’Enfance, qui va publier les annales. Les extraits les plus marquants des différentes interventions seront disponibles d’ici fin juin sur notre site. En attendant, vous pouvez apprécier l’ampleur du colloque qui a rassemblé près de 300 personnes, en visionnant les photos du colloque mises à votre disposition sur notre site.

Nous avons différé la parution de notre NewsLetter du mois d’avril pour éviter de participer aux différentes polémiques d’origine associative qui ont entouré la campagne présidentielle, et desquelles nous nous sommes désolidarisés. Nous avons adressé une lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République, accompagnée d’un dossier de presse et de documents scientifiques sur l’aliénation parentale. Démarche bien utile, car plusieurs candidats ont incorporé certains éléments dans leur programme politique, et les documents envoyés trouveront preneurs parmi des parents concernés !

Le 25 avril a été célébré dans de nombreux pays comme le jour de sensibilisation à l’aliénation parentale. Félicitation à Joëlle, responsable de la Délégation Auvergne pour son émission sur radio France Bleue à cette occasion. D’autres interventions sur l’aliénation parentale ont marqué les médias

ACALPA figure désormais sur la liste des associations partenaires de la Délégation aux Victimes du Ministère de l'Intérieur, et sera donc conviée à la réunion annuelle des associations de victimes présidée par le Ministre de l'Intérieur. Nous avons demandé de prendre connaissance des chiffres concernant les délits de non présentation, soustraction et enlèvement parental d'enfant. Nous souhaitons un diagnostic partagé des réponses offertes en France aux victimes de ces délits, ainsi que des besoins à satisfaire dans ce domaine. Les parents qui ont déposé des plaintes ou des mains courantes, et qui sont intéressés à participer à la construction de ce dossier sont invités à nous contacter par retour.

Notre assemblée générale aura lieu le 23 juin au siège social d’ACALPA. Les membres à jour de leur cotisation sont invités à confirmer leur présence, sinon à envoyer leur procuration à un membre du bureau. Nous allons discuter (entre autre) de l’actualisation des statuts de notre association, avec l’élargissement de l’objet social et des références plus fermes à des textes juridiques internationaux.

Nous avons ouvert une nouvelle rubrique « LETTRES OUVERTES A NOS ENFANTS ORPHELINS » accessible de la page d’accueil de notre site internet. Elle va recevoir les courriers que les parents souhaitent envoyer à leurs enfants, qu’ils ne peuvent pas contacter autrement. Les prochaines fêtes des mères et des pères sont une bonne occasion pour leur témoigner notre présence et la constance de nos sentiments.

La participation d’ACALPA à la réalisation du colloque fût une charge financière importante pour notre association. Nous vous invitons à renouveler vos adhésions pour 2007. Notre nouvelle visibilité nous demande de mettre en place des moyens humains et financiers que nous n’avons pas. Nous allons demander des soutiens financiers aux différentes collectivités locales dont nous dépendons. Pour mieux argumenter notre dossier nous avons besoin de votre participation sous forme de réponse à un questionnaire de satisfaction. Une déléguée bénévole d’ACALPA va contacter par téléphone tous les adhérents. Merci par avance de bien vouloir lui répondre avec sincérité.

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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

NEWSLETTER JANVIER 2007

UNE ANNEE 2007 QUI COMMENCE TRES FORT

Le Nouvel An n’est pas toujours une fête chaleureuse et conviale ! Pour les personnes qui vivent dans l’exclusion sociale, c’est un jour qui va raviver le sentiment d’isolement et d’abandon, comme tous les autres jours de fêtes célébrés en famille. Pour des parents injustement abandonnés, parfois rejetés violemment par leurs propres enfants à la suite d’un divorce ou d’une séparation conflictuelle – c’est presque un jour de deuil, du deuil impossible d’enfants toujours vivants et toujours aimés, avec le souvenir des années de tendresse avant la guerre qui a suivi la rupture du couple parental.

Pour se préparer aux fêtes de fin d’année, et prévenir des actes parfois désespérés, ACALPA organise traditionnellement pour les parents une rencontre-partage autour d’un repas. Cette fois, c’était dans la vieille maison familiale de Chaville que se sont rencontrés nouveaux et anciens adhérents deux semaines avant Noel, puis le dimanche 14 janvier, avec une galette des rois ! Les sourires et les échanges d’adresses à la fin de ces journées sont autant de preuves que la vraie solidarité existe, que la souffrance partagée amène l’espoir, et que l’amour de la vie est le plus beau cadeau que l’on puisse donner et recevoir. Personne n’a manqué à l’appel : ceux qui n’ont pas pu venir, ont envoyé leurs vœux par mail ! Cette tradition de solidarité et de partage aux moments les plus difficiles de l’année nous a valu un article dans La dépêche du midi. Félicitation à la délégation ACALPA–AUVERGNE qui organise des rencontres mensuelles de parents en difficultés, et qui a communiqué sur le divorce et l’exclusion parentale dans La Montagne et Point Info Auvergne. Merci à Hafid qui nous a offert un ordinateur !

Cette nouvelle année a commencé avec 5.000 visites sur notre site web en janvier, une participation à l’émission «Les Maternelles », consacrée au Syndrome d’Aliénation Parentale au côté de la psychologue clinicienne Mireille Lasbats, une interview sur les «Otages du divorce», dans le magasine ELLE  du 1er janvier. De très nombreux témoignages nous sont arrivés, notamment celui de Nathalie, qui raconte l’enfer qu’elle a vécue en l’absence de son père, de 15 à 40 ans !

Après plus d’un an de travail, le projet de colloque sur «La Protection des Enfants au cours des Séparations Parentales », deviendra une réalité les 8 et 9 mars à Paris, au Centres des Conférences Internationales. Une convention a été signée entre ACALPA et la Fondation pour l’Enfance concernant sa réalisation en partenariat. Plus de 5000 enveloppes sont parties pour informer et inviter des magistrats, des médiateurs, des experts et des travailleurs sociaux. Inscrivez-vous vite car il va afficher « complet » d’ici peu ! Les annales seront disponibles pour ceux qui n’auront pas pu venir !

Récemment différents textes législatifs : « Le contrat de responsabilité parentale », «La Loi sur la Prévention de la Délinquance», « La Loi sur la Protection de l’Enfance » ont justement rappelé le rôle essentiel des parents dans l’éducation citoyenne de leurs enfants et leur devoir de bientraitance. A notre tour, rappelons à nos élus que nous sommes tous des parents aimants et responsables, qui demandons - souvent depuis des années - la possibilité d’exercer notre devoir éducatif envers nos enfants, alors que nous avons conservé nos droits parentaux. Injustement victimes de multiples et graves entraves à l’exercice de notre autorité parentale telle qu’elle est définie par la loi du 4 mars 2002, nous allons interroger chaque candidat à la présidence de la République, sur les mesures qu’il/elle s’engage à prendre pour rétablir le respect des décisions judiciaires, améliorer la qualité des services publics dans le domaine qui nous intéresse, et nous restituer notre place parentale pour l’intérêt supérieur de nos enfants.

ACALPA a été reçue par le Ministre des Sports et de la Vie Associative et le PDG de SFR, dans le cadre du partenariat « Collaborateur Citoyen » soutenu par SFR auquel participe Jean Marc (Lyon). Nous avons besoin de connaître vos demandes, vos idées et vos disponibilités pour nous tourner maintenant vers le mécénat d’entreprise avec des projets solides et recevables. C’est d’autant plus le moment que l’ONED lance un appel d’offre concernant « Les violences Parentales et la Protection des Enfants ». La maltraitance dont sont victimes nos enfants est enfin prise en compte.


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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

NEWSLETTER DECEMBRE 2006

Toute l'équipe d'ACALPA vous remercie pour votre présence et votre soutien en 2006
et vous envoie ses meilleurs voeux pour 2007.
Qu'une année prochaine voit le retour de nos enfants...

Notre bilan d'activité est formidable ! Mais nous n'en parlerons pas maintenant. En cette fin de décembre, nous souhaitons évoquer le magnifique élan de solidarité qu'ACALPA a suscité, et qui s'est traduit par des dizaines d'action d'entraide, d'engagement, de partage, des centaines de courriers et d'appels téléphoniques.

Il y a des parents qui sont toujours là, actifs, visibles ou beaucoup plus secrets, et ceux qui sont moins disponibles mais toujours présents. Et il y a des personnes que l'on croyait absentes, oubliées, disparues, qui n'écrivent jamais, qui parfois ne sont même pas adhérents, mais qui, en cette fin d'année, passent un coup de fil ou envoient un email pour dire "bonjour-je-suis-vivant" et MERCI.

ACALPA, ce sont toutes ces personnes ensemble. Nous avons besoin de vous tous, de votre présence, de votre soutien et de vos expériences, pour les partager et les faire connaître. C'est dans cette solidarité collective que nous puisons l'énergie pour continuer à écrire et à parler pour nos enfants au nom de tous.

Nous avons besoin également de connaître nos erreurs, nos manquements, nos lacunes, pour faire mieux dans la mesure du possible l'année prochaine. Envoyez-nous par retour vos remarques, positives ou critiques, vos commentaires et vos suggestions. Peut être juste une pensée, une réflexion à partager entre nous.

L'approche des fêtes de fin d'année est un moment particulièrement difficile pour tous les parents en rupture de liens affectifs avec leurs enfants. Certaines violences marquent les corps et se voient sur la peau, mais d'autres, invisibles, font des hématomes à l'âme ou des hémorragies au cœur, qui s'estompent avec le temps, mais ne guérissent jamais. Soyons attentifs à tous ceux qui sont seuls autour que nous pour leur tendre la main et leur apporter notre sourire et un moment de fraternité.

N'hésitez pas à transmettre notre carte de voeux aux différents intervenants que vous avez l'occasion de rencontrer cette année, aux élus et aux personnes de votre entourage, pour les remercier de leur soutien ou les inviter à faire notre connaissance sur www.acalpa.org .

la carte de voeux d'Acalpa

Notre carte de vœux est disponible gratuitement pour les adhérents sur demande en envoyant une enveloppe timbrée à l’adresse d’ACALPA : 30 rue Paul Bert 92370 CHAVILLE

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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

NEWSLETTER NOVEMBRE 2006

DES DROITS POUR QUI ? DES DROITS POUR QUOI ? ET LES ENGAGEMENTS ?

Le 20 novembre, il est d’usage de célébrer le jour anniversaire de la signature de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, par laquelle les états se sont engagés à assurer à l'enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents (…), et à prendre à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées (art 3) ; à respecter la responsabilité, le droit et le devoir qu'ont les parents (…) de donner à l’enfant, l'orientation et les conseils appropriés à l'exercice des droits que lui reconnaît la présente Convention (art 8) ; à respecter le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant (art 9).
Et pourtant aujourd’hui plus d’un million d’enfants vivent encore dans l’oubli, le rejet ou la haine d’un parent, voire d’une famille entière. Les adhérents d’ACALPA continuent à dénoncer ces situations de maltraitance dans les journaux (La Montagne, le Journal de Chaville, les Nouvelles de Versailles), à la radio (Europe1, radio CAMPUS, radio ARVERNE et France BLEUE AUVERGNE) et à la télévision.  Les mentalités évoluent, et pas seulement au Ministère de la Famille. La protection des enfants lors des séparations parentales et le SAP ont fait l’objet en France d’une formation à laquelle une trentaine de personnes ont participé. Des formations identiques sont dispensées régulièrement en Belgique depuis des années. Malgré les clés mises à disposition des professionnels, notamment dans le dernier article publié dans Synapse, les choses ne sont pas simples et une grande clarté d’esprit est nécessaire pour ne pas faire l’amalgame entre conflit parental et instrumentalisation destructrice des enfants. Dans une société occidentale où les liens sont de plus en plus rares et les enfants de moins en moins nombreux, on peut s’interroger si derrière le concept sibyllin de « l’intérêt de l’enfant » ne se cache pas un autre objectif : « votre enfant m’intéresse » ! Dans le livre noir de la résidence alternée, l’enfant est au cœur des débats et des enjeux de l’éducation monoparentale. La réalité de l’aliénation parentale y est quasi réfutée !
La défenseure des Enfants, quant à elle, semble avoir tourné la page de l’exclusion parentale et s’engage « Vers des nouvelles parentalités : pour un statut des tiers qui partagent ou ont partagé la vie d’un enfant et ont des liens affectifs forts avec lui », comme titre rapport 2006. Nous attendons de Madame Versini une même réflexion juste et généreuse sur le parent exclu de la vie de l’enfant suite à une séparation parentale conflictuelle, qui pendant des années s’est occupé de lui avec compétence et amour.
Les liens affectifs sont fragiles, surtout chez les enfants que l’on soumet facilement au chantage affectif ou économique. L’enfant veut plaire et veut être aimé. Il aime ses deux parents aussi, et ne supporte pas qu’un des deux soit malheureux par ce qu’il pense être de sa faute. L’amour le plus fort ne résiste pas à la malveillance maintenue dans le temps par l’impunité d’un parent qui détourne la loi à son profit, ou qui ne la respecte pas. Sommes-nous dans le libéralisme économique des liens devenus des objets de consommation affective ? Doit-on nous résigner à ce que nos enfants aillent naturellement chercher ailleurs des liens qu’on leur a détruits, et que personne ne préoccupe plus de restaurer ? Du lien jetable à la société kleenex, il n’y a qu’un pas. Mais dans ce libre échange de l’affectif, ce sont nos institutions, nos valeurs et nos politiques qui risquent de terminer également dans la poubelle des émotions. Au projet de société qui devrait éclairer notre présent, parfois difficile, vers l’espoir d’un avenir meilleur pour nos enfants, risque fort de se substituer la triste problématique du recyclage de tous les exclus.
Quant au projet de loi sur la prévention de la délinquance, nous avons longtemps cherché quelles étaient les mesures préconisées à l’encontre des parents ravisseurs, quelles dispositions seraient prises pour que les enfants soient protégés de l’influence toxique de la délinquance d’un parent qui leur dit : « faites ce que vous voulez, car ce n’est pas au juge ou à la police qui vont vous dire ce qu’il faut faire ». Nous avons envoyé un  courrier au Ministre de l’intérieur, avec une copie à tous les députés de son groupe politique. Trois seulement ont répondu, sans résultat concret sur le sujet. Faudra-t-il attendre que nos enfants absents brûlent des autobus ou détruisent des vitrines pour que les institutions viennent reconnaître notre parentalité dans le chèque que nous serons obligés de faire ?

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La présidente, Olga Odinetz

 

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Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

NEWSLETTER D' OCTOBRE 2006

TENDRE LA MAIN VERS LA MAIN QUI NE PEUT PLUS SE TENDRE.


Le propre de la grande souffrance et des immenses chagrins est d’amener l’individu qui en est affligé à se replier sur lui-même, pour éviter de souffrir encore davantage du regard horrifié que sa souffrance appelle dans les yeux des autres, pour ne pas écouter leurs commentaires blessants, méchants, dogmatiques ou simplement imbéciles. Le parent qui souffre et pleure dans sa chair la perte injuste et mortifère d’un enfant qui le repousse sans raison, s’il n’est pas entouré et soutenu au quotidien, va se réfugier dans la solitude, puis sombrer imperceptiblement dans l’isolement jusqu’à l’exclusion. Face à ces situations, où comme l’on murmure si souvent : « … il y a du tout de même avoir quelque chose », rares sont les institutions qui vont savoir apporter une réponse adaptée, et prendre le risque de frapper à une porte souvent fermée, et ce d’autant plus qu’elles savent rarement derrière quelle porte se joue la drame du parenticide au quotidien. Car, malgré la qualité des services qu’elles pourraient apporter, elles ne font que « répondre à une demande ». Mais faut-il encore que cette demande soit formulée et identifiée !
Que d’autre peut souhaiter un parent orphelin de son enfant, qui lui a été cruellement et injustement soustrait, sinon le serrer dans ses bras, l’embrasser, aller au cinéma ensemble, laver son linge, peigner ses cheveux, lui raconter des histoires, lui parler au téléphone, recevoir ses innombrables copains ou simplement le savoir heureux ? Comment formuler cette demande ? Comment faire comprendre que tout le reste n’a plus de sens et devient secondaire ? Qu’une partie de nous-même meurt définitivement, et que pour survivre - pour ceux qui échappent au suicide du corps ou de l’âme - il faut réapprendre à vivre chaque jour, faire de la respiration un acte volontaire, de chaque mouvement une profession de foi, s’efforcer à trouver un goût aux aliments, à sourire, à parler, pour un jour savoir de nouveau aimer. Comment faire comprendre que notre main ne peut plus se tendre pour chercher de l’aide, car nos bras, du fait qu’ils ne peuvent plus serrer nos enfants, nous ont été arrachés ? Attendre que ces parents trahis, rejetés par leurs propres enfants, « expriment une demande » relève d’un cynisme inconscient identique à celui qui consisterait à donner à lire à des aveugles le mode d’emploi d’un médicament miracle qui pourrait guérir leurs yeux qu’un tiers aurait volontairement perforé en toute impunité !


C’est là que nous devons intervenir dans la solidarité de la souffrance partagée, en tant que membre d’une association humanitaire, mais humaine avant tout ! Car nous avons le triste privilège de deviner derrière quelle porte se cache le malheur, au parfum trop connu des larmes du désespoir, de comprendre les silences qui se cachent entre les mots, d’entendre le tremblement des voix. C’est à nous d’aller résolument la main tendue à la rencontre de ceux qui ne peuvent plus tendre leur main vers la notre. C’est à ceux qui ont retrouvé la voix de parler pour les autres et d’alerter les institutions et les professionnels. C’est à ceux qui ont retrouvé l’assurance de leurs pas, de gravir les escaliers ministériels. C’est à ceux qui ont résolu de s’engager, de se battre pour tous les autres, pour tous les enfants qui vont grandir sur une moitié de vide et une autre moitié de haine et de déni, dans la certitude que derrière ce vide se trouvent encore des souvenirs de bonheur partagé, ou que naîtra un jour l’impérieuse nécessité de comprendre.
ACALPA a une charte éthique qui unit tous ses adhérents, ainsi qu’une clause de solidarité qui nous engage à donner à d’autres le soutien dont nous avons bénéficié. Savoir accepter un appel téléphonique, écouter une voix et recevoir son désespoir peut empiéter sur le temps de travail, sur la vie privée et les loisirs. Mais c’est le juste retour d’un soutien philanthropique dont nous avons chacun bénéficié. Nous ne disposons pas des mêmes moyens ou des mêmes facilités. Mais il importe peu de quantifier l'apport de chacun, seul l'esprit, l'efficacité et les résultats comptent : tendre la main vers ceux qui ne peuvent plus tendre la leur, leur témoigner notre solidarité et leur faire partager notre volonté de vivre et d’aider les autres à retrouver le goût du bonheur, de l’espoir et de la sérénité, vers lesquels nos enfants reviendront un jour.

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La présidente, Olga Odinetz

 

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NEWSLETTER DE SEPTEMBRE 2006

ACALPA Vous attend AU FORUM DES ASSOCIATIONS A CHAVILLE (92) LE 9 SEPTEMBRE

Cette période de fin d’été est le plus terrible moment de l’année pour les centaines de milliers de personnes qui ont passé les vacances seules, ou loin de ceux qui leur sont les plus chers : leurs enfants ! Mais elle doit être encore plus douloureuse pour tous nos enfants qui ont vu autour d’eux des camarades de leur âge dans des familles unies, même si distantes ou recomposées, et les ont entendu parlé de leur père et de leur mère, eux qui sont orphelins de l’un des deux.

Septembre : c’est surtout la rentrée des classes, ces quelques semaines pendant lesquelles le simple fait de passer devant un rayon de matériel scolaire est insupportable, où faire la queue devant une caisse à côté d’enfants aux bras plein de cahiers déclanche des larmes ! Trouver la force de refaire une fois de plus, ces courriers aux proviseurs, demander des rendez-vous avec les professeurs avec, pour se justifier de l’amour pour son enfant, la copie cette monstrueuse décision qui vous donne des droits, à vous et à vos enfants de vivre un peu ensemble, et que personne ne respecte dans l’indifférence la plus absolue ! N’oubliez pas la circulaire n° 94-149 !

Après 8 ans de détention
, une petite fille devenue adolescente a réussi à trouver la force et l’occasion pour s’enfuir du domicile de son ravisseur. Elle mettra un certain temps à retrouver la liberté de son esprit et plus encore à panser ses stigmates. Que cette tragique histoire ouvre les yeux de nos enfants et leur montre qu’il est possible, même après des années, d’échapper à l’emprise pour retrouver le chemin de la liberté. Nous les attendrons avec amour et patience.

******

Le magasine Marie Claire de septembre a consacré 5 pages aux enfants qui ne veulent plus voir leur mère après le divorce de leurs parents. Différentes situations sont traitées, la souffrance de la rupture des liens est évoquée avec pudeur, mais les coordonnées d’ACALPA sont là et le téléphone sonne souvent.

ACALPA a repris son activité au sein des groupes de travail constitués au Ministère de la Famille en accompagnement du projet de loi de réforme de la Protection de l’Enfance. Face aux représentants d’institutions et à des acteurs de la protection de l’enfance de divers horizons institutionnels et géographiques, ACALPA a le privilège d’être l’un des rares porte-parole des « usagers » de la Protection de l’Enfance dans les ateliers thématiques suivants :

  • la prévention de la maltraitance
  • la médiation familiale et les rencontres médiatisées
  • l’évaluation de la maltraitance pour signalement
  • l’autorité parentale et les droits de l’enfant.
  • Nous avons besoin de vos idées et de vos témoignages sur ces sujets pour mener à bien notre mission. La distinction est enfin clairement faite entre les familles en disfonctionnement parental et celles qui se trouvent prises au piège du conflit lors de la séparation. La maltraitance dont les enfants sont l’objet dans ces situations est reconnue. Cherchons des solutions pour mieux la combattre et surtout la prévenir !

    Nous sommes allés chercher des pratiques innovantes dans ce domaine chez nos voisins européens : le modèle de Cochem, qui impose une coordination aux parents pour les amener à trouver une solution au conflit autour des enfants, intègre le judiciaire et le psycho-social dans une approche collègiale d’accompagnement et de soutien. ACALPA vous invite également à jeter un coup d’œil sur la Suisse.
    Après la Suisse, l’Italie et la France, c’est le tour de la République tchèque de se faire condamner à la Commission Européenne des Droits de l’Hommes pour violation de l’article 8.

    Et pour finir une très bonne nouvelle : après avoir vécu pendant 14 ans l’aliénation parentale active de ses deux enfants, un papa médecin retrouve ses deux fils de 23 et 18 ans.. Ils sont venus frapper à sa porte pour lui demander de les aider à prendre en charge la maladie psychiatrique de leur mère qui les a «enchaînés» pendant des années, qui a besoin de soins et pour laquelle ils ne peuvent plus rien tous seuls

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    La présidente, Olga Odinetz

     

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    Marie Laurence Bataillon – Olga Odinetz – Olivier Davy

    NEWSLETTER DE JUILLET 2006

    Le 17 juin 2006, ACALPA a tenu sa première assemblée générale annuelle. Félicitations à tous les adhérents pour leur engagement, leur soutien et leurs actions !
    Le bilan des activités 2005 d’ACALPA peut se résumer en 3 chiffres :
    Le 28 avril sur le WEB, le 4 mai au JO et le 15 septembre à l’Assemblée Nationale avec une proposition de loi !
    Nous vous invitons à lire le compte rendu de l’assemblée générale et le rapport d’activité 2005.

    ACALPA dispose maintenant de 2 délégations régionales : en Bretagne et en Rhône Alpes.
    Les grandes orientations de travail d’ACALPA pour les années à venir ont été définies lors de son assemblée générale. Nous allons concentrer nos actions sur les thèmes suivants :

    - la PRÉVENTION : faire reconnaître la maltraitance dont les enfants et les parents sont l’objet lors des procédures de divorce et des séparations conflictuelles par le biais d’une campagne publicitaire, proposer des guidances parentales, un service de soutien aux enfants « SOS Enfants Divorce », élaborer un guide des bonnes pratiques à la séparation, etc…

    - la MÉDIATION FAMILIALE, que nous demandons d’élargir, de démocratiser et de mettre en amont de la procédure de séparation, en lui donnant un caractère obligatoire, en l’encontre des textes et des pratiques actuelles qui relèvent de la libre adhésion des deux parties. A cette occasion, ACALPA soulève le problème de l’injonction dans le civil, qui, par définition dans le système juridique français, est l’affaire des parties et non des magistrats ;

    - l’APPLICATION DES DÉCISIONS JUDICIAIRES et la sanction effective de la délinquance parentale concernant le non respect de l’autorité parentale partagée, des droits de visite et d’hébergement, voire de résidence des enfants ;

    - la RÉPARATION des enfants et des parents victimes de ruptures de liens familiaux dans un contexte de séparation parentale conflictuelle. Pour ce faire, ACALPA va travailler sur le problème de l’évaluation du travail des différents intervenants professionnels, de la responsabilité de ces derniers et de la sanction des erreurs dans des situations d’allégations mensongères, d’enlèvements ou de soustraction d’enfants, de placements abusifs, de garde à vue ou d’incarcérations de personnes innocentes…)

    Après deux ans de travail intense, le sérieux de notre engagement et de nos propositions est reconnu : ACALPA participe à 4 des 15 groupes de travail qui accompagnent la réforme de la Protection de l’Enfance au Ministère de la Famille. Les groupes sont composés d’acteurs de terrain de divers horizons institutionnels et géographiques. ACALPA a le privilège d’être un porte-parole des « usagers » de la Protection de l’Enfance dans les ateliers thématiques suivants :
    - la prévention
    - la médiation familiale et les rencontres médiatisées
    - l’évaluation
    - l’autorité parentale et les droits de l’enfant.

    Pour chaque atelier, des réunions mensuelles vont s’étendre sur 6 mois, afin de produire à la demande du Ministre Délégué de la Famille, selon le thème :

    -soit un guide national de bonnes pratiques, ou un référentiel national, ou un protocole national (ex. guide de l’enfant confié, guide de l’intervention à domicile, guide des visites médiatisées, référentiel évaluation) ;

    -soit de préconiser un plan d’actions ou des réponses concrètes aux questions qui ont émergé des réflexions conduites pendant ces six mois dans le cadre des groupes de travail.

    Cette reconnaissance institutionnelle d’ACALPA représente une immense responsabilité et demande de notre part un engagement important. Pour mener à bien notre mission dans un cadre national, nous avons besoin de votre participation : envoyez-nous votre témoignage et vos idées pour les thèmes cités.

    Et pour finir une très bonne nouvelle : après avoir vécu pendant 5 ans l’aliénation parentale active de ses deux enfants, une maman retrouve son fils de 19 ans. Elle souhaite partager avec nous le témoignage de son parcours de souffrance jusqu’au bonheur de ce retour.
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    La présidente, Olga Odinetz


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    NEWSLETTER JUIN 2006 -

    EDITION SPÉCIALE FÊTE DES PÈRES


    La fête des pères ! La fête des guerriers de tous les jours, des héros des batailles du quotidien. Papa, super-papa, spider-papa, wonder-papa, cyber-papa ! C’est le dessin maladroit – magnifique gribouillis qui attendri les systèmes nerveux les plus résistants, la cravate assortie, les chaussettes de foot, les pantoufles, les gants de jardinage, le polo un peu trop petit (dis maman, il n’a pas grossi un peu, papa ?), les après-rasage-parfum-déodorant, le gâteau au chocolat un peu bruni des petites filles, les décorations de fleurs sur la table. Fin juin, ce sont les roses. « Papa, tu m’emmène au cinéma ? Tu viens voir le match de foot ?.... on va se promener ?... on joue aux cartes ?.... ne rentre pas dans ma chambre, c’est une SURPRISE ! »


    Mais pour combien de pères, la surprise - c’est la chambre d’enfants vide, le téléphone qui ne répond plus, la lettre sur la table qui dit adieu à tout jamais, la mère qui ne revient pas de voyage, qui part là où il ne sait pas. Partie, enfuie, disparue avec son enfant, son petit garçon qui n’avait pas encore toutes ses dents et à qui il venait tout juste d’apprendre à faire pipi debout, sa fille à qui il racontait une histoire à chacune des rares nuits qu’elle passait dans sa maison.


    Il y a aussi la vraie, l’horrible, l’ignoble surprise, de cette phrase abjecte dans une bouche en uniforme : « Monsieur, veuillez nous suivre, vous êtes en état d’arrestation ! Nous avons ordre du procureur de vous amener au commissariat. Vous êtes accusé de maltraitance, d’attouchements sexuels et sans doute de viol sur la personne de votre fils ». Le père ne comprend pas. Oui, il est séparé de sa femme depuis un certain temps et cela ne marche plus très bien. Ils ne se parlent plus. Sa belle-mère est une vraie sorcière et c’est elle qui doit être derrière tout cela. A chaque visite, c’était toujours l’angoisse de savoir si l’enfant sera là.


    Mais la surprise, ce jour-là, ce sont les menottes, pire qu’un coup de couteau. Le regard effrayé des voisins. Le père ne comprend pas. C’est pour lui ? C’est sûrement une erreur. Il doit s’agir d’une autre personne, un assassin, un délinquant, un pédophile, un vrai salaud, une ordure. Pas lui. Son enfant a trois ans, il l’adore. Mais c’est bien son nom, son adresse. Comment prouver la machination ? L’homme se souvient vaguement de ses leçons d’éducation civique. « Les droits de l’Homme, la constitution française, le code Na-po-lé-on, la présomption d’innocence-est-le-fondement-du-droit-français ! ». Pas en matière de crimes sexuels, Monsieur ! « Je suis innocent ». Vous aurez tout le temps pour le prouver ! En attendant, le droit de visite est suspendu. Il a suffit d’une dénonciation anonyme, d’une avocate spécialisée dans les fausses allégations et les fuites préparées à l’étranger de mères qui veulent se débarrasser une fois pour toute d’un homme devenu gênant, encombrant, irritant, pour tout faire basculer, pour détruire une paternité. Une sale dénonciation qui pue la haine et le mensonge, comme celles qui ont envoyé des milliers de gens dans des wagons plombés. Les pères accablés s’effondrent, se taisent ou se révoltent. Mais tous, ils souffrent et n’oublient pas. Ils attendent tous le jour de la vraie fête des pères.


    Il y a plusieurs dizaines d’années, de nombreux d’enfants ont été élevés dans l’absence d’un père disparu dans les combats guerriers. Au mur, il y avait alors une photo d’un héros posthume souriant, d’un père imaginaire à qui l’on pouvait parler dans ses rêves et qui, quelque part devait veiller son enfant -c’était pour lui évident. Aujourd’hui, pour des dizaines de milliers d’enfants, les héros de l’épopée familiale sont remplacés par des créatures monstrueuses, dont seuls les crimes peuvent justifier l’absence.
    Comment peut-on vivre et grandir avec la certitude effroyable d’avoir été victime de son propre parent, d’être l’enfant de l’assassin de son enfance, quand l’histoire de l’ogre devient réalité et que votre propre mère vous a convaincu qu’elle l’a vu vous dévorer ?
    C’est cette question qui doit être posée aux juges, aux psychologues, aux psychiatres, aux avocats et aux responsables politiques ! « Vérité, véracité, ressenti… ». Si vous parlez autant de la parole de l’enfant, n’est-ce pas pour mieux nous masquer sa souffrance et votre incompétence à le protéger ?


    Mesdames, Messieurs les avocats, jusqu’où devons-nous vous permettre de reprendre des mensonges quand ce sont nos enfants que vos discours vont mutiler ? Il est grand temps de nous interroger maintenant sur la parole de tous ceux qui ont contribué à priver en France, ce dimanche 18 juin, des pères de leurs enfants. Pour qu’ils se demandent à leur tour comment des enfants confisqués, orphelins par leur soin, peuvent-ils fêter ce jour des pères !


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    NEWSLETTER DE  MAI 2006 


    « La Fête des Mères »


    Ce dimanche, nous verrons des milliers d’enfants se jeter innocemment au cou de leurs mamans, avec, dans leurs mains, de petits cadeaux surprises par eux-mêmes façonnés, et des maris attendris revenir du marché avec des gâteaux et un bouquet de fleurs ! Les gosses des couples séparés resteront dans leur famille maternelle. De merveilleuses vieilles dames recevront leur famille pressée pour une tasse de thé ou un déjeuner dominical ! 

    Mais combien de personnes vont-elles se rappeler que derrière cette merveilleuse scène mythique des temps modernes – savamment construite, imaginée, imaginaire, rêvée et rarement vécue – se cachent souvent les enjeux cyniques de savants calculs marchands ainsi qu’une sale histoire que tout le monde souhaiterait oublier ? 
    Orphelins de tous les âges, mamans abandonnées, rejetées ou maltraitées, femmes en mal d’enfants, ne soyez pas tristes et faites taire de suite la voix insidieuse de la solitude et de l’angoisse qui envahit votre coeur, car en vérité cette fête n’en est pas une et surtout, elle n’est pas la vôtre. Rappelez-vous que la « journée nationale des mères » a été instituée le 25 mai 1941 ! Souvenez-vous des millions de mères en larmes dont les enfants ne sont jamais revenus des guerres fratricides qui ont ensanglanté notre vieille Europe ! Qui osera rappeler que le jour des mères fût institué par des hommes, non pas pour remercier des femmes inconsolables, mais pour inciter des ventres à concevoir et à porter de nombreux petits soldats dont la République avait besoin pour repeupler un pays dévasté par deux guerres ? Mamans d’ACALPA, mères d’enfants-soldats, la République a de nouveau failli à sa mission, car nos enfants nous ont été injustement confisqués et sont devenus orphelins !
    Nous avons lutté pour défendre nos enfants et pour exercer nos responsabilités ! Mais nous avons revendiqué nos droits de mères dans un prétoire ridicule et insensé. Nous avons perdu devant les magistrats, mais la maternité a une dimension sacrée et intemporelle qui dépasse l’enceinte des tribunaux et nul regard ne peut l’atteindre pour la condamner. Mamans d’ACALPA ne soyez pas tristes en ce dernier dimanche de mai, car la justice humaine même si elle a brisé nos cœurs, ne pourra jamais détruire notre maternité. Elle est inaliénable, et c’est elle qui nous porte. Les fêtes et les jours consacrés n’existent pas. Les cérémonies n’ont aucun sens en soi sauf celui que nous allons leur donner. Nous n’avons nul besoin de la fête des mères ni pour être mère si pour penser  à nos enfants. 

    Ce dimanche, je vous propose d’oublier les vitrines pleines d’objets inutiles. Quittez l’espace confiné du quotidien et pensez à ces milliers de générations de mères qui vous ont précédées, à toutes ces femmes qui ont perpétué la vie jusqu’à celle de vos enfants, à ces premiers Hommes à l’aube des temps, qui vénéraient la Terre comme mère universelle. 

    Les fêtes et les rituels sont destinés à renforcer la cohésion d’un groupe social autour d’un symbole partagé. Si aujourd’hui la fête des mères nous divise plus qu’elle nous rassemble, alors refusons-la et essayons de trouver la sérénité ensemble dans un espace de valeurs partagées par tous : celui de cette planète qui nous porte et nous protège. De tous les temps, la fête de la MATERNITÉ fût sacrée, universelle et mystique. Bien au-delà de la naissance d’un enfant, c’est le moment mille fois répété de la vénération intemporelle de la vie elle-même, la perpétuation d’une roue qui tourne, un hommage à l’eau qui nous habite, à la terre qui nous porte, au feu qui nous anime et au souffle qui nous éveille. C’est la fête du DON, du partage et de la générosité. La fête des mères, c’est la fête de l’amour, de l’amour de la vie, du désir de vivre et de faire vivre, un vœux de bonheur et de rendre heureux. C’est vers cet appel à la vie et au bonheur que reviendront nos enfants. A toutes et à tous, un très bon dimanche de mai en attendant leur retour ! 

    Ce site est le vôtre : faîtes-nous part de vos questions ou de vos suggestions... Pour relire une autre fête des mères.

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    NEWSLETTER D' AVRIL 2006


    WWW.ACALPA.ORG va fêter sa première année sur le web avec 15.000 visites et plein de projets. Le 25 avril sera désormais La Journée Internationale contre l’Aliénation Parentale, sur une initiative de l’association SosRaptsParentaux ! Cette première année a été l’occasion de multiplier les actions d’information et de sensibilisation sur le sujet, un peu partout en Europe, aux USA, au Canada et en France. Pour cette journée du souvenir des enfants-soldats des guerres parentales, les actions des adhérents se sont multipliées et nous sommes tous acteurs de l’évènement !

    ACALPA a envoyé à tous les Députés une Lettre Ouverte électronique pour leur demander leur soutien afin de convaincre le gouvernement de mettre en place : (1) une campagne publique d'information sur les conséquences des conflits parentaux sur les enfants ; (2) un guide des bonnes pratiques à la séparations parentale ; (3) un vrai travail de réflexion pour trouver des solutions pour une meilleure protection des enfants lors de la séparation de leurs parents et (4) un dispositif de soutien et d'accompagnement des enfants et des parents en grande détresse psychologique à la séparation. Des ateliers de travail sont en cours de formation sur ces 4 thèmes, dans la perspective d’un colloque européen sur le SAP en 2007, qui serait organisé par les ministères de la Famille et de la Justice et la Fondation pour l’Enfance.

    ACALPA existe grâce à nous tous: une association, c'est aussi une addition d'initiatives et d’idées

    un grand BRAVO à Joëlle pour son article dans La Montagne d'aujourd'hui ! En recevant notre appel, elle a réagit de suite en appelant des journalistes...Un grand BRAVO à Marie et Eric de Saint Raphaël, qui ont imprimé 500 exemplaires du tract "journée internationale contre l'Aliénation Parentale" et qui les ont distribués sur le supermarché, les parkings de la ville, les boites aux lettres de la marie, du centre d'action sociale, des avocats, de la police, plus 1500 e-mailing professionnels de leur entreprise ! Ils ont également collé des affiches dans les écoles et dans les abris bus à proximité des écoles, ont envoyé un courrier nominatif aux juges (JAF, ENFANTS) et au centre de médiation. Un grand BRAVO à Marie France pour sa participation à l’émission de radio sur « soleil fm » le 24 avril et la distribution de tracts à Tarascon.

    Un MERCI solidaire à tous ceux qui pendant des mois ont photocopié les articles médico-juridiques proposés par ACALPA et les ont distribué autour d’eux, à ceux qui ont envoyé leurs témoignages, à ceux qui ont rencontré des députés, à ceux qui ont soutenu dans le partage d’autres parents par leur présence ou au téléphone, à tous ceux qui nous envoient un petit mot de soutien, à tous les inconnus anonymes qui viennent nous lire et qui dénoncent la maltraitance des enfants autour d’eux. Un immense MERCI à tous les professionnels du droit et de la santé qui nous ont écoutés et nous ont fait confiance.

    Forts de ce soutien, nous avons été vos portes paroles, en ce début d’année, auprès :
    - de l’institut BECCARIA qui nous accompagne et nous soutient dans nos projet
    - de la Fondation pour l’Enfance avec qui nous avons développé un formidable partenariat,
    - du conseiller à la famille du ministre Philippe BAS,
    - du conseiller aux affaires civiles du Garde des Sceaux,
    - de Monseigneur Vingt Trois, archevêque de France,
    - du conseil épiscopal aux affaires sociales et à la famille,
    - du président et de quelques membres de la commission Outreau …..etc

    Nous avons participé, avec 3 avocats parisiens, au colloque-formation sur le SAP à Liège le 21 avril. Notre partenariat avec les autres associations parentales, en France, en Belgique, en Suisse et en Allemagne, continue à se développer, dans notre champ de réflexion avec des objectifs de travail inspirés par notre charte éthique. En un an, ACALPA a réussi à monter un réseau de solidarité et d’information pour sortir les familles en détresse et en rupture de liens de leur isolement.

    Des dates à retenir de suite pour votre agenda au mois de juin :

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    NEWSLETTER DE  JANVIER 2006

    « Depuis deux mois ACALPA alerte les institutions : le désastre d’Outreau n’est pas une anomalie dans l’espace judiciaire français ! Le drame des disfonctionnement, des incompréhensions et des incompétences se conjugue au quotidien dans les chambres familiales, les parquets et les tribunaux pour enfants.  Les familles victimes d’aliénation parentale sont tout particulièrement concernées. Notre appel a été entendu : les associations parentales seront auditionnées par la commission parlementaire. Souhaitons que les recommandations soient suivies par la mise en place effective de nouvelles mesures à même de protéger des enfants dont nous sommes tous responsables ». 

    * ACALPA a également demandé à être auditionnée par cette commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’affaire d’Outreau, afin de lui transmettre la synthèse de vos témoignages. Hormis le problème du contrôle effectif des pratiques des magistrats et des experts, la durée inacceptable des procédures concernant les enfants, et la non application récurrente de la Loi sur l’autorité parentale de 2002, nous constatons le manque d'articulation entre les très nombreux intervenants concernés par la protection des enfants lors des séparations parentales, ainsi qu’une lacune évidente en matière de dispositifs de prévention, mais surtout, et c’est ce qui nous rapproche tellement de l’affaire d’Outreau, l’immense difficultés des professionnels à analyser la parole des enfants. Notre principale préoccupation concerne évidemment les enfants qui ont été amenés à proférer des accusations mensongères à l’encontre d’une de leurs familles, et qui sont aujourd’hui dans la situation de ces enfants d’Outreau qui persistent dans leur délire et refusent de revoir leurs parents innocentés. Nos procédures se sont toutes soldées par des échecs judiciaires, qui se sont traduits par un abandon institutionnel, avec soit un droit de visite libre, soumis à la volonté des enfants, soit la désignation de points rencontres où des dizaines de milliers de parents innocents ont le droit de voir leurs enfants quelques heures par mois sous stricte surveillance. Le gouvernement a promis l’intervention de psychologues spécialisés pour les enfants d’Outreau. Qu’en sera-t-il des nôtres ?

    * Nous avons remis une nouvelle série de questions écrites sur ce sujet à la députée Nadine MORANO qui les a transmises au gouvernement. Vous les trouverez avec nos autres questions dans le Journal Officiel.

    * ACALPA a assisté à un colloque à l’assemblée nationale sur les “10 ans d’application de la Médiation Judiciaire en matière civile et commerciale 1995-2005". La France est encore loin de pratiquer le dialogue et la concertation : non seulement le budget de son ministère de la justice est au 23ième rang européen,  mais à peine 0,7% des procédures de séparations parentales passent en médiation en France, contre 50% au Portugal et 90% en Norvège, où les avocats ont l’obligation de mener leurs clients en médiation AVANT de les représenter au tribunal. Résultat : 80% des affaires trouvent leur solution en médiation et le juge ne fait qu’entériner l’accord parental. C’est ce même thème de « la médiation dans le contentieux familial : un changement de culture judiciaire indispensable» qui est développé sur notre site par le juge aux affaires familiales, Marc JUSTON, président du TGI de Tarascon, qui a accepté d’être le premier invité du mois d’ACALPA pour 2006 ! Remercions-le pour ce geste de soutien à la démarche d’ACALPA en ces jours difficiles de grande polémique sur le monde judiciaire.

    * Le Ministre délégué à la Famille a installé le 16 janvier 2006, la Conférence de la Famille 2006. Le thème de la « Famille, espace de solidarité entre générations » nous concerne de plein fouet : comment mettre en place des solidarités au sein de familles éclatées, voire détruites, par une séparation parentale conflictuelle ? Nous enverrons un dossier de presse aux responsables, avec une demande d’audition.

    * ACALPA va participer aux 2èmes Etats Généraux du Droit de la Famille, et présenter la problématique de l’aliénation parentale dans les ateliers dédiés à : (1) la famille et l’enfant et (2) à la co-parentalité.

    * Après nos meilleurs vœux, nos remerciements les plus sincères à toutes les personnes, de plus en plus nombreuses, qui nous soutiennent dans nos démarches et notre détermination, et à toutes celles qui participent activement avec nous à la prise en charge d’urgence des parents ou des enfants en détresse. Ne désistez pas, continuez à travailler avec nous en 2006 ! Mettons nos compétences en commun, car de nombreux enfants attendent des solutions que allons devoir trouver ensemble. Un jour ils reviendront, et il nous faudra leur expliquer comment leur enfance fût sacrifiée dans l’indifférence de presque tous.

    Ce site est le vôtre : faîtes-nous part de vos questions ou de vos suggestions...

    La présidente, Olga Odinetz

     

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    NEWSLETTER DE DECEMBRE 2005

    Meilleurs voeux de « Flamboyance »

    Dans quelques jours ACALPA va fêter ses deux ans d’existence et ses huit mois sur la toile.

    Cet anniversaire en cette fin d’année ne sera pas pour nous une commémoration de souffrances, mais un moment d’humanité, de ressourcement et de réflexion sur la « flamboyance » que je souhaite partager avec toutes les familles en souffrance.

    Certains soirs, un magnifique coucher de soleil, tout flamboyant qu’il soit, va nous plonger dans une profonde crise de mélancolie, une oppression terrible, comme nous en traversons tous en pensant au drame que vivent souvent sans le savoir, nos enfants aliénés, ou déchirés entre leurs parents. L’image de l ’astre rougeoyant nous rappelle le crépuscule des dieux, l’extinction de notre société brutale et chaotique, son délitement, la fin d’un monde où tout est « foutu », toute vie se meurt et l’amour s’éteint. Devant nos yeux impuissants, le soleil - notre soleil - est devenu une énorme baudruche gorgée de sang. Nous pouvons nous enivrer et nous joindre à cette course prédatrice, ou bien nous crever les yeux.

    Ne faîtes ni l’un ni l’autre. Il existe une autre voie. Détournez votre regard, prenez de la distance, quittez l’agitation des villes, gravissez une montagne et là, assis sur un éperon rocheux, attendez dans le silence de vous-même la naissance d’un soleil nouveau. L’espace de la vallée qui s’étend sous nos pieds nous amène à l’insignifiance de notre place dans l’univers, à l’humilité de notre condition humaine. Et puis, devant nos yeux embués de larmes, va renaître le même astre flamboyant, mais dans une infinie puissance, avec un rayonnement intense et une clarté éblouissante qui va embraser toute la chaîne montagneuse et redonner vie à la vie pour un nouveau cycle.

    Chacun de nous porte en lui-même cette flamboyance du soleil, avec des journées de désespoir mais aussi de ravissement, de partage et d’allégresse. Nous pouvons à la fois nous abîmer ou bien renaître. ACALPA est devenu pour un grand nombre de parents en détresse un soleil flamboyant.

    Certes, communiquer n’a pas solutionné nos problèmes ! Certes, cela n’a pas pansé nos plaies d’amour béantes ! Certes, cela n’a pas compensé la solitude et la douleur que nous vivons en l’absence de la chair de notre chair, du sang de notre sang. Mais au moins, en parlant, en communiquant, en nous délestant de notre souffrance et de notre peine, nous avons pu relever la tête, nous redresser et regarder en face, non pas avec fierté mais avec dignité. C’est au contact de cette énergie flamboyante, que nous avons pu avancer, nous organiser, résister, durer - et maintenant nous battre. Pour continuer à vivre dans la lumière, il nous incombe à tous la magnifique et terrible responsabilité de ne jamais laisser éteindre le soleil qui est en nous.

    Et si, à l’aube non pas d’une nouvelle journée, mais d’une nouvelle année, il m’est permis d’émettre un souhait, c’est que chacun d’entre vous puisse bénéficier de ce rayonnement chaque jour avec autant debonheur, d’une manière aussi incompréhensible que l’astre flamboyant qui nous éclaire et qui brille chaque jour depuis des siècles et pour longtemps encore.


    Meilleurs voeux de flamboyance à vous tous de la part d’ACALPA !
    Vers ce soleil reviendront nos enfants ....



    Olga ODINETZ Présidente d’ACALPA

     

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    NEWSLETTER DE NOVEMBRE 2005

    « Le mois dernier, l’Aliénation Parentale a été l’objet d’un article dans la revue EXPERTS.

    Ce mois-ci, la députée Nadine MORANO en a parlé à l’Assemblée Nationale sans que personne n’élève aucune objection à l’encontre de ce concept qui semble désormais acquis ! 

    Il est vrai que le spectacle d’enfants de 10-14 ans en train d’incendier des voitures ou de jeter des cocktails molotov trois semaines durant a plongé les adultes dans une profonde stupéfaction. Le Président de la République déclare : « Les enfants, les adolescents ont besoin de valeurs, de repères. L'autorité parentale est capitale. Les familles doivent prendre toute leur responsabilité. Celles qui s'y refusent doivent être sanctionnées, comme la loi le prévoit. Celles qui connaissent de grandes difficultés doivent en revanche être activement soutenues ».

    Mais comment soutenir des parents qui sont privés malgré eux de la possibilité d’exercer leur autorité parentale, et sanctionner les parents irresponsables ou délinquants, quand c’est le système institutionnel lui-même qui est en recherche de repères, mis en difficulté par l’absence de mesures de prévention et de volonté politique de faire respecter la Loi et les décisions judiciaires ?

    Chaque enfant réagit selon sa personnalité, son milieu social et son éducation. Heureusement, tous les enfants, rendus « orphelins » à la séparation de leurs parents par un système socio-judiciaire excluant, ne vont pas incendier des écoles ou des voitures. Mais quand ils sont amenés à rejeter un de leur parent, avec famille et amis, c’est une partie d’eux-mêmes qu’ils détruisent. Le conflit de loyauté, devenu une Aliénation Parentale avancée avec rupture des liens familiaux, va créer dans leur future vie d’adulte, une fêlure que nulle compagnie d’assurance ne pourra indemniser.

    ACALPA a participé au débat sur l’exercice des responsabilités parentales et la protection des enfants à la séparation de leurs parents en intervenant le 14 novembre sur Radio Notre Dame, et en participant au colloque sur « Autorité et Morale » organisé par l’UNAF à Paris. *A l’occasion de la table ronde sur l’exercice de l’autorité parentale organisée par la mission parlementaire d’information « Famille et Droits de l’Enfant », nous avons présenté à la députée Valérie Pécresse, porte parole de la mission, notre plateforme de travail et lui avons remis un dossier complet sur l’Aliénation Parentale.

    *Il y a 6 mois ACALPA a été reçue par les conseillers de la Défenseure des Enfants. Le rapport annuel de Mme Brisset consacre aujourd’hui un paragraphe à l’Aliénation Parentale

    *L’effroyable désastre judiciaire du procès d’Outreau a eu le mérite de relancer le débat concernant non seulement la parole de l’enfant, la qualité et la pertinence de l’expertise, mais également la responsabilité des magistrats. Des innocents sont restés des années en prison. Une personne en est morte. Des familles ont été brisées, des réputations détruites, des vies professionnelles anéanties. Qui est responsable ? Qui est coupable ? Qui va payer les indemnités que ces victimes sont en droit d’exiger de l’état ? Nos impôts ? Une assurance responsabilité civile ? Les experts, les avocats et les médecins souscrivent de telles assurances, mais pas les magistrats ! Ils relèvent d’une juridiction spéciale : le CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE, qu’ACALPA présente pour vous sur son site.

    *Des témoignages de parents nous redonnent espoir : des enfants reviennent, ceux de Mathilde et ceux de H. De même, des magistrats de Cour d’Appel dénoncent l’emprise destructrice que peut exercer un parent aliénant sur ses enfants et acceptent d’imposer une astreinte financière pour garantir l’exercice du droit de visite dans un point rencontre, après 2 ans « d’exclusion parentale ».

    *Mais rien ne nous fera oublier le suicide de ce père de 40 ans, professeur d’arts martiaux, à bout de souffle après 18 plaintes pour non représentation d’enfants restées sans effet. Solidaires avec ces grands parents en deuil, à qui leur belle-fille, condamnée plusieurs fois en correctionnelle mais exemptée de sanction, refuse de présenter leurs petits enfants, nous continuons notre travail pour informer et proposer des solutions justes et durables, si petites soient-elles, pour l’intérêt et dans l’amour de nos enfants.

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    La présidente, Olga Odinetz

     

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    Les archives des mois précédents

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    NEWSLETTER D’OCTOBRE 2005

    « Nous sommes fermés pendant les vacances de la Toussaint, revenez début novembre ! »

    Pour des dizaines de milliers de parents privés injustement de leurs enfants, cette petite phrase anodine rappelle douloureusement des souvenirs défunts remplis de gosses, de cartables éparpillés, de chambres d’enfants en désordre, de réveil tardifs et de petits déjeuner en pyjamas. Mais n’oublions jamais qu’au-delà de l’immensité de la souffrance des adultes, se cache la douleur muette et solitaire de nos enfants, qui vont passer leurs vacances avec un seul parent.

    « Priver un enfant de son parent honorable, aimant et jadis aimé, est une maltraitance psychologique ainsi qu’une violation des Droits de l’Homme » : unissons nos efforts pour que ce thème de la privation parentale soit inscrit à l’agenda de la Conférence de la Famille 2006 !  

    L’Aliénation Parentale est enfin reconnue dans l’espace juridique français !

    Ceci grâce au Docteur Jean Marc DELPHIEU, qui signe l’évènement de la rentrée en publiant un article de 7 pages intitulé « Syndrome d’Aliénation Parentale : Diagnostic et prise en charge médico-juridique »dans la très renommée revue EXPERTS. De même, la députée Nadine MORANO dépose une série de questions écrites au gouvernement sur les réponses institutionnelles apportées aux problèmes concernant les enfants pris en otage dans des séparations parentales conflictuelles, et propose une mesure concrète pour le soutien des familles en difficultés lors des séparations, avec un stage de guidance parentale à l’instar de ce qui est déjà fait au Canada.

    Espérons que nos avocats auront enfin le courage professionnel, la ténacité et l’habilité nécessaires pour utiliser au mieux tous les documents que nous mettons à leur disposition depuis près d’un an. N’oublions pas que nous avons le devoir d’être vigilants avec nos conseils juridiques car ce sont EUX et PAS NOUS, qui ont l’exclusivité de l’écoute des magistrats ! Et avec chaque dossier traité avec négligence ou chaque affaire mal plaidée, ce n’est pas uniquement un échec judiciaire ou une perte financière que nous devrons subir mais c’est le MARTYR D’UN ENFANT privé injustement d’un de ses deux parents qui va continuer. Votre avocat doit être votre allié dans un COMBAT CONTRE LA GUERRE, non pas pour gagner une bataille mais pour arriver à faire imposer par le magistrat une paix négociée et effective autour de l’intérêt de nos enfants.

    C’est cette préoccupation commune pour l’avenir de nos enfants qui nous a réunit le 28 septembre autour d’une même table à Marseille dans le cadre de la semaine de l’égalité parentale:  représentants de SOS-Femmes, SOS-Papa, SOS Grands Parents, Coparentalité et ACALPA. Un grand merci au sociologue Gérard NEYRAND pour sa participation ainsi qu’à Gérard RÉVÉREND  (SOS-Papa) pour l’initiative de cette soirée, qui restera fondatrice pour notre engagement collectif contre l’EXCLUSION PARENTALE. En reconnaissant chez l’autre, une douleur d’injustice et d’humanité blessée similaire à la sienne, on s’aperçoit d’un coup que les inutiles et dangereuses catégories qui stigmatisaient les luttes CONTRE (les mères, les pères, les femmes, les hommes) ne faisaient que nous exclure chaque fois plus et souffrir davantage ! C’est ce même message que nous nous sommes efforcés à faire passer, malgré un regard journaliste orienté vers le conflit, à l’émission de télévision sur DIRECT 8 – TNT le lundi 3 octobre, avec Philippe JOSS (SOS-Papa) et Eric VERDIER (Coparentalité).

    Si les anges n’ont pas de sexe, les démons et les pervers n’en ont pas non plus ! La seule vraie et triste réalité est celle de la souffrance des familles détruites et de nos enfants, privés inj